Bilan de Janvier 2022

C’est un mois de janvier en demi-teinte qui se termine, dominé par Our Beloved Summer. Les nouveaux Kdramas ne m’ont pas vraiment convaincue, et je me suis tournée vers d’autres médias, pays et sorties des années précédentes. D’où un bilan qui a gonflé comme une boule de neige dévalent la pente. Enjoy ?

Dramas terminés en janvier

Pour bien clôturer 2021, je suis contente d’avoir vaillamment terminé et écrit sur The King’s Affection, IDOL: The Coup et Melancholia. Tous m’ont fait réaliser d’une manière différente à quel point le problème de planification des scénarios n’est toujours pas réglé. Par pitié, laissez le temps à vos scénaristes de peaufiner leurs scripts, et de s’adapter au format imposé !

2022 commence fort avec Our Beloved Summer qui s’impose comme le drama à battre pour le titre de meilleur de l’année ! Bon courage aux autres, ça risque d’être très difficile. C’est même la meilleure romance que j’ai vue depuis un bon bout de temps. Comme d’hab, ce sont les articles sur les dramas que j’aime le plus qui me donnent le plus de mal, et je risque de mettre du temps à l’écrire (et j’abandonnerai peut-être comme pour Beyond Evil l’année dernière…heh). 

Premières impressions en vrac

Côté sorties, j’ai jeté un œil à Moonshine (nouveau titre beaucoup plus simple et efficace de When Flowers Bloom, I Think of the Moon). C’est mimi comme tout mais trèèès anecdotique, j’ai regardé quelques scènes, je suis partie faire autre chose et immédiatement oublié son existence. Ghost Doctor m’a plus marquée, dans le mauvais sens. La première scène où un médecin refuse de prendre en charge un patient en raison du manque de chirurgien disponible pour que Rain puisse lui faire la morale et intervenir, alors qu’il est juste interne, m’a beaucoup agacée. Dans le contexte actuel, où le personnel médical en a plus qu’assez de devoir jouer les héros alors qu’ils n’ont plus de lits et de moyens, ça m’a fait tiquer. Bien sûr, ce drama n’ambitionne pas d’être un drama médical sérieux, c’est plutôt une comédie surnaturelle avec une bromance potentiellement pleine d’alchimie et addictive, qui se trouve avoir lieu dans un hôpital. Je pense que ce genre de scène ne vous posera pas problème si vous savez bien ce que vous venez chercher dans ce drama…ce qui n’était pas mon cas, apparemment. 

Ensuite j’ai voulu laisser une chance au dernier School, le pauvre drama tant repoussé et mal nommé “2021“, et je suis tombée sous le charme. Le scénario ne diverge pas de la recette habituelle des School et des “Youth dramas” de manière générale, et raconte les amours et les amitiés fortes de jeunes gens à la frontière de l’âge adulte, confrontés à des problèmes graves, avec autour d’eux des adultes soit dépravés soit bien intentionnés mais dépassés par la situation. C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs plats. C’est très très mignon, Kim Yo Han et Cho Yi Hyun sont à croquer, et c’est très bien réalisé. Je suis arrivée à la moitié sans voir passer le temps. 

J’ai voulu essayer ensuite Through The Darkness. Commençons par le positif : c’est toujours un plaisir de retrouver Kim Nam Gil, et j’ai beaucoup apprécié l’écriture de son personnage d’enquêteur obstiné et empathique qui veut comprendre les autres, et qui refuse de rester silencieux devant les abus de pouvoir de son supérieur. Ce héros est le point fort du drama, les meilleures scènes sont celles qui établissent son histoire et sa personnalité. Pour le reste, je suis beaucoup moins enthousiaste. D’abord je trouve que le scénario arrive après la bataille, au moins du point de vue d’un spectateur occidental : Mindhunter est sorti il y a cinq ans, le phénomène True Crime est saturé par une masse de documentaires et de podcasts, dont certains animés par d’anciens profilers du FBI. Pour moi, la sensation de déjà vu est un peu trop forte. 

Ensuite, Through the Darkness veut nous donner le sentiment malaisant que les tueurs en série sont partout (ils arrivent !!), alors que dans la réalité la pauvre victime du premier crime auquel on assiste, enceinte ou pas, aurait eu dix fois plus de chance d’être tuée par l’homme qu’ils arrêtent à tort. On rappelle que dans le monde les femmes victimes d’homicide sont en grande majorité les victimes d’un conjoint/ex-conjoint ou parent, et le nombre de serials killers agissant seuls et traquant/tuant des femmes avec un modus operandi précis est, par comparaison, dérisoire. Et quel tueur en série se balade avec une casquette rouge pour commettre ses crimes ???

Enfin, j’ai été irritée par le fait que le casting de cette série noire soit encore une fois une fête de la saucisse : l’unique personnage central féminin joué par Kim So Jin n’apparaît même pas dans le pilote. La réalisation est solide mais attendue, c’est du remâchage de toutes ces thrillers où dominent le jaune sale et le noir saturé, où l’on suit des femmes seules dans des rues sombres et battues par la pluie. Leur version des années 70 puis 90 n’apporte pas un charme supplémentaire particulier. C’est loin d’être une mauvaise série, je pense que si elle était sortie il y a quelques années je l’aurais dévorée, mais actuellement je suis en train de saturer et de passer à autre chose, et son sujet principal ne me passionne plus comme avant. 

Passons à Rookie Cops ! J’ai testé le pilote, pleine d’espoir, et ça a été une grosse déception. Chae Soo Bin est adorable, mais en face Kang Daniel ne fait pas le poids. J’avais du mal à le voir comme le rôle principal, tant il est mou et inexpressif. Il est très mignon certes, mais je ne comprends pas comment on peut lui donner le rôle titre alors qu’à côté Lee Sin Young existe. La réalisation est…bizarre (ce plan gerbant où la caméra tourne sans fin au cours du dîner des garçons ? Pourquoi ??) et le scénario est hyper, mais alors hyper cliché et coche toutes les cases (fils à papa génial et riche mais torturé : check, héroïne de classe moyenne un peu nunuche qui veut faire tel job pour qu’oppa la remarque : check, famille horripilante mais au fond attachante : check, roomates contrastés pompés sur Harry Potter : check, héros/héroïne qui s’affrontent dans des circonstances cocasses avant de se réaliser qu’ils sont de la même promo : check…).

Les encadrants des jeunes flics sont des psychopathes qui font la gueule en permanence (c’était un critère de recrutement ?), ils sont en colère contre leurs nouvelles recrues sans raison, et tout le monde de manière générale est stressé, déprimé, égoïste, cruel ou violent. Bref, à de nombreuses reprises au cours de ce pilote je me suis dis que je serais mieux devant la suite d’At a Distance Spring is Green, autre drama de campus moins tendax et mieux écrit. En plus ils osent tuer Kwak Shi Yang dans l’intro (d’ailleurs j’ai cru que c’était une parodie tellement elle faisait de citations visuelles de films d’action connus, d’Old Boy à Casino Royale…encore une fois, pourquoi ? Qu’est-ce que ça apporte au drama ?). J’ai jeté un œil au second épisode, au cas où je me serais trompée, et rage-quitté quand l’héroïne et d’autres sont punis sévèrement pour avoir osé piquer du nez. Je pense que la scénariste a confondu “formation exigeante” avec “purgatoire pour casser des jeunes adultes”, et c’est préoccupant. 

L’autre drama mettant en scène des jeunes dans un cadre scolaire que je voulais tester est All of Us Are Dead, mais ça commençait à faire beaucoup, et les premiers retours ne sont pas encourageants. Il me reste Tracer qui a eu divers soucis (aucune sortie légale, épisodes repoussés…), et j’ai décidé de le réserver pour plus tard.

Autres dramas/médias testés en janvier

Reset (CDrama, 2022) : Un peu dépitée de n’avoir trouvé aucun thriller à mon goût, j’ai voulu changer de pays, histoire de faire une exception à mes habitudes monomaniaques et sortir de ma zone de confort sud-coréenne. Intriguée par ses bonnes critiques et son scénario de bus piégé et coincé dans une boucle temporelle, j’ai essayé ce Cdrama, et ça a été le coup de cœur immédiat. Deux charmants acteurs (Zhao Jin Mai en particulier est lumineuse, ça m’a donné envie de voir A Little Thing Called Love juste pour elle), une intrigue immédiatement prenante, un rythme maîtrisé, du mystère, des rebondissements, de l’émotion, que demande le peuple ? J’aurais quelques critiques à faire, notamment concernant l’écriture des personnages, mais je rentrerai plus dans les détails dans un éventuel article de bilan. 

Strangers From Hell (Kdrama, 2019) : A force de le voir recommandé je ne pouvais pas ne pas le tester, et…je ne m’étais pas sentie aussi mal à l’aise devant un drama depuis Save Me. Mettez-moi des monstres, des fantômes ou des zombies dans un drama et je m’en sors bien, mais piégez les protagonistes en situation de précarité dans un endroit claustrophobe à la merci de personnes faussement bienveillantes et…nope. Nope nope nope. Quand c’est sous forme de film ça peut passer (hello 10 Cloverfield Lane) mais sur une série entière : au.secours.

Only Murders in the Building (Série US, 2021) : Charmantissime  intrigue criminelle centrée sur trois amateurs de True Crime solitaires voisins du même complexe immobilier luxueux. Tous ont un talent artistique plus ou moins frustré et sont hantés par le passé. Ensemble, ils essaient de découvrir ce qui est arrivé à un autre habitant du complexe, un certain Tim Kono, qui selon la police se serait suicidé. J’ai l’impression que le show a été beaucoup regardé mais pas tellement hypé sur les réseaux, alors qu’il est vraiment excellent. Drôle, émouvant, plein de suspense, bien joué et bourré de bonnes idées de mise en scène (j’adore en particulier comment ils ont intégré visuellement le domaine artistique de chacun), c’est un incontournable. Vivement la seconde saison !

– Death’s Door (Jeu vidéo US, 2021) : J’avais un peu peur de la difficulté qu’on ne peut pas modifier (toujours coincée dans Hollow Knight à cause de ça, à ma grande tristesse) mais j’ai quand même acheté le jeu, trop attirée par les références à Ghibli, Zelda et aux Souls, et je ne le regrette pas. L’ambiance et la musique sont incroyables, les combats sont durs mais jamais (trop) frustrants, le scénario est simple et efficace, bref, c’est une belle réussite. Je recommande !

– Miss Granny (film sud-coréen, 2014) : L’autre gros hit de Shim Eun Kyung avant qu’elle décide de faire carrière au Japon. Comme Sunny c’est une dramédie feel-good pleine d’humour avec un côté rétro/madeleine de Proust. Les ficelles sont un peu grosses, le film est trop long (on aurait pu se passer de l’existence de certains personnages secondaires caricaturaux et inutiles), Lee Jin Wook est lourdingue et ne sert à rien et la musique est inégale, mais ça passe bien, principalement grâce au talent et au charisme de la jeune actrice. Je comprends pourquoi le film a fait l’objet de tant de remakes.

– The Lovecraft Investigations (podcast fiction RU, 2019) : Je cherchais un podcast d’horreur qui me fasse moins peur que The Magnus Archives et j’ai trouvé celui-là de BBC Radio 4 basé sur les livres de Lovecraft, moins bon mais très charmant, et aussi moins flippant. Quoique. La première enquête ne m’a pas donnée de cauchemars mais je me méfie de la suite, il y a des trucs qui sortent de la mer le soir et…mmmh. 

La nouvelle saison d’animes japonais (cuvée : hiver 2022) : Pas tout à fait catastrophique grâce à quelques suites, cette saison n’en reste pas moins assez pauvre. J’ai essayé Akebi-chan no Sailor Fuku, attirée par les très jolis backgrounds, et immédiatement arrêté après un épisode et demi devant l’évidence ultra malaisante que cet anime, qui mets en scène dans les plus infimes détails le corps et les mouvements d’une jeune fille de 12 ans, est destiné à un public d’hommes adultes dont je ne voudrais pas voir les fichiers cachés sur le disque dur externe. Je ne pensais pas dire ça, mais je crois que je préfèrerai regarder un mauvais harem des années 2000 plein de fanservice. Au moins ils ne se cachaient pas sous un faux vernis prétentieux de slice-of-life hyperréaliste. J’ai aussi testé Hakozume sur le quotidien d’une jeune policière de quartier, et c’est 1) moche et 2) pas drôle, et Tokyo 24th Ward a un superbe OP d’Ishihama…et c’est tout ce que je peux dire dessus, le scénario de SF confus m’a perdue très vite, et il parait que la prod est déjà morte. Pourquoi CloverWorks continue de réaliser trois projets par saison ?? Le seul nouvel anime qui a retenu mon attention positivement est My Dress-Up Darling (je refuse d’utiliser le titre japonais qui fais penser à de la bisque de homard et le titre français est juste stupide), une comédie romantique qui ne tombe pas dans les écueils habituels du genre. C’est authentiquement drôle et romantique et sexy sans être gratuitement méchant, puérile ou de mauvais goût ! Miracle !

Et c’est tout pour mon mois de janvier ! Pour février j’ai envie de prendre un peu de recul, de ne pas forcément me jeter sur tout ce qui sort et de rattraper quelques pépites des années précédentes que j’ai ratées, notamment les dramas avec Chae Soo Bin (cette actrice est beaucoup trop adorable). On verra si j’arrive à tenir cette bonne résolution (probablement pas). Je vous souhaite une bonne fin de semaine, et je serais curieuse de vous lire si vous avez des choses à partager sur ce que j’ai abordé, ou ce que vous avez découvert…

5 thoughts on “Bilan de Janvier 2022

  1. Jérôme

    Ouaip j’ai failli ne pas lire le manga de “Sexy Cosplay Doll” juste à cause du titre, mais je ne regrette pas de l’avoir essayé quand même (sur conseil de ma libraire qui me connaît bien), c’est très bon. L’anime est fidèle jusqu’à maintenant. Le volume 7 sort aujourd’hui d’ailleurs, faut que j’y aille 🙂

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    1. Minalapinou Post author

      J’ai pas compris leur choix de titre de Kana, je comprends pourquoi ils n’ont pas voulu de traduction trop littérale (“cette poupée de porcelaine est tombée amoureuse” est pas très vendeur) mais “Sexy Cosplay Doll”…j’ai cru que c’était un random harem/ecchi quand je l’ai vu dans les rayons, et sans la promo US je serais passée à côté. Et quelle chance d’avoir une libraire comme ça !

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      1. Jérôme

        Exactement, ça fait grave ecchi… C’est d’autant plus étonnant que le reste de la traduction est d’un très bon niveau. Encore un coup du marketing ça 🙂

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  2. misslittlemonster

    Salut ! Joli bilan 😉
    Our Beloved Summer et Reset me tentent bien, surtout avec leurs bons retours donc je pense que je ne vais pas tarder à me lancer !
    Merci pour le conseil de podcast lovecraft je ne connaissais pas du tout 🙂

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