Mega Index Kdramas

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Mes dramas favoris sont marqués par un ❤ et un “DNF” est un drama que j’ai abandonné au minimum à mi-parcours pour des raisons variables (en règle générale c’est une déception). 

Numéros

  • Twenty-Five Twenty-One (2022)

Amours, amitiés et escrime dans les années 90

Une excellente performance de Kim Tae Ri qui nous enchante dans ce rôle de jeune bretteuse professionnelle tenant à rester dans la compétition malgré tous les obstacles que la vie met en travers de son chemin, à commencer par la crise économique asiatique de 1997. Elle a une alchimie folle avec le reste du casting, avec en tête un Nam Joo Hyuk désarmant de charme. Leur histoire est racontée via des flashbacks de la fille de l’héroïne, qui découvre l’adolescence de sa mère à travers ses journaux intimes. Le drama est très beau, drôle, inspirant, et addictif, mais malheureusement l’écriture se prends les pieds dans le tapis vers la fin, et j’ai été très déçue par presque toutes les résolutions des différents conflits. Un peu trop souvent j’ai eu le sentiment que les comportements des trois personnes les plus importantes dans la vie de l’héroïne (sa mère, sa rivale et son premier amour) étaient écrits pour susciter chez elle certaines réactions, et pas parce que ça avait du sens par rapport à leur personnalité ou même leur carrière (le métier de journaliste est traité n’importe comment). C’est dommage et ça a un peu gâché mon expérience vers la fin, mais je serais toujours reconnaissante envers ce drama pour m’avoir fait découvrir Kim Tae Ri, et pour lui avoir donné ce rôle solaire. 

  • 49 Days (2011) – DNF

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Tire-larmes

Le second mélo de la scénariste So Hyun Kyung qui a eu une bonne réception de la part du public sans parvenir à me convaincre. J’ai trouvé les histoires d’échanges de corps, d’amours d’enfance, d’héritage et de secret de naissance confuses, parfois inutiles, et la morale attachée aux « larmes pures » d’un goût douteux. A ce qu’il paraît la seconde partie est bien mieux réussie et replace le focus sur le quatuor principal, mais à ce stade j’étais déjà lassée et c’était trop tard pour me convaincre de laisser une seconde chance au drama. Et la fin est restée dans les annales comme affreusement frustrante, donc pas de regrets. 

  • 9 Ends 2 Outs (2007)

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Pas de Home Run pour Nan Hee

Cette comédie romantique de cohabitation aux abords charmants finit par ennuyer. Elle commence très bien et très fort, mais tout se relâche dès le deuxième épisode, et le reste souffre d’un problème de rythme (les événements attendus arrivent trop tôt ou trop tard, et finissent par perdre leur sens), sans compter que le scénario veut faire dans l’originalité et introduit toute une série de rivaux et autres persos secondaires qui contribuent à embourber l’histoire dans des longueurs et des digressions inutiles. L’essentiel se perd, jusqu’à la résolution finale que l’on pourrait presque traiter de hors-sujet. C’est dommage car la série réussi à créer un couple attachant et une identité propre grâce à son ambiance réaliste, moderne mais teintée de mélancolie, ce qui est assez rare à trouver.

A

  • A Love to Kill (2005)

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Tainted Love

L’un des rôles majeurs de Bi/Rain. Shin Minah est lumineuse, même si elle en fait un peu (beaucoup) trop lors de la seconde partie. La première partie est haletante, la seconde sombre dans un mélo facile, voire même dans le masochisme. A voir pour les premiers épisodes très inspirés et pour l’ambigüité amoureuse parfaitement rendue par Rain et Shin Minah. N’attendez rien de la fin, c’est à se taper la tête contre les murs de frustration.

  • A Thousand Days’ Promise (2011)

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Si ma mémoire oublie, mon cœur se souviendra

Kim Soo Hyun nous livre une œuvre brillante et sans concessions qui sonne juste  dans un paysage marqué par l’absurdité et l’extravagance (de l’art de faire du mélodrame sans céder aux sirènes du makjang). Elle dessine d’une plume à la fois attendrie et acérée les portraits des membres familles que tout oppose, pourtant réunis autour d’une jeune femme gravement malade dont la mémoire s’efface inexorablement jour après jour. Le sacrifice de ses proches au quotidien est le témoignage d’une humanité bouleversante, sans niaiserie aucune. Un drama porteur de messages forts qui prouve que le mélodrame peut exiger autre chose du spectateur qu’une complaisance dans la souffrance.

  • Accidental Couple/That Fool (2009) – ❤

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Critique

Fool me…pretend that you Love me.

Ne croyez pas que c’est affreusement niais. C’est certes très fleur bleue, mais d’une « bonne » façon. Le principal intérêt réside ici dans la présence du formidable acteur qu’est Hwang Jun Min, presque trop qualifié pour jouer dans ce genre de comédie au scénario vu et revu. L’incongruité totale du couple est très intéressante, ainsi que le couple de petit frère/petite sœur qui occupe la place du traditionnel couple de rivaux. Vraiment plaisant à suivre, et malgré l’avalanche de bons sentiments, on se dit « pourquoi pas ? ». On a raison, car le rythme et l’évolution du drama confirment la bonne impression laissée par les premiers épisodes : c’est de la bonne comédie bien maîtrisée. Certes le début est plutôt inégal, mais la série s’envole avec l’épisode huit et devient vraiment excellente. Un vrai plaisir, qu’on quitte avec un sourire jusqu’aux oreilles et des étoiles dans les yeux.

  • Arang and The Magistrate (2012)

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You and I, We Were Born to Die

Ce n’est pas la grande histoire d’amour tragique entre un fantôme et un homme qu’on aurait pu attendre, mais plutôt une enquête policière qui prend place dans une dimension où le divin et le paranormal débordent et influent sur le monde des vivants.  La réalisation est inventive, contemplative et colorée, Shin Minah et Lee Jun Ki ne livrent pas les performances de leur vie mais ils jouent avec plaisir et énergie, et le scénario réussit à nous surprendre jusqu’au bout. Le drama m’a déçue sur un point : le sentiment de tension et de suspense fait du yoyo, et surtout l’impression d’assister à une aventure épique n’est présente qu’à trois moments : au début, au milieu, et à la fin. C’est déjà pas mal, mais alternativement le drama connaît des phases beaucoup moins palpitantes où l’attente se fait lourde (et le scénariste est loin d’être suffisamment bon pour porter le drama simplement à partir des dialogues). Le monde fantastique qu’on nous promet est bien présent, c’est drôle et touchant, mais je trouve que ça manque un peu d’ambition pour un scénario qui parle de l’Empereur de Jade et du Roi des Enfers. Bon drama, petite histoire.

  • Another Miss Oh (2016) – ❤

Critique

Deux Miss Oh, une de trop ?

Seo Hyun Jin joue l’un des plus beaux rôles de sa carrière dans ce drama de la scénariste du classique culte Old Miss Diary, l’une des meilleures auteurs d’histoires de femmes dépressives et désaxées qui se sentent marginalisées. Victime d’un terrible malentendu, glissant dangereusement vers l’alcoolisme, l’héroïne recolle les morceaux de sa vie avec l’énergie du désespoir et nous entraîne avec elle. Drôle, acerbe, et ultimement pleine d’espoir, c’est une romance qui reste en mémoire longtemps. 

B

  • Baby-Faced Beauty (2011)

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So Young, So Cute

Jang Nara et Daniel Choi étaient faits pour jouer ensemble. Leur couple fonctionne tellement bien à l’écran qu’on en vient à se demander où s’arrête la réalité et où commence la fiction. Le drama peut paraître un peu brut de décoffrage au premier abord, mais il rend accro en un rien de temps. La réalisation créative rend Baby-Faced Beauty particulièrement agréable à suivre et les rebondissements sont de mise, même si le scénario devient très répétitif vers la fin. Malgré des faiblesses évidentes (personnages stéréotypés, story-lines secondaires inutiles, prévisibilité des évènements…) les dialogues sont vifs et rien n’échappe à l’œil critique acéré jeté par So Young sur son entourage. Cette héroïne faussement effacée vous surprendra par son bagout et son charisme explosif. Dans l’ensemble un drama très cohérent de qualité homogène, qui vous redonnera le sourire.

  • Bad Guy (2010)

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Le jeu du chat et de la souris

Un drama superbement réalisé et Kim Nam Gil est parfait. Le meilleur OST de 2010, la meilleure photographie. Il est reproché au drama d’être un peu mou, en-deçà de ce qu’il devrait être, mais personnellement j’apprécie beaucoup ce que je prends plutôt pour de la douceur et de la subtilité. Le scénario est original et pertinent, tout autant que son traitement visuel. Malheureusement la série n’a pas pu être menée jusqu’au bout comme les scénaristes l’entendaient notamment à cause des mauvaises audiences (entre autres problèmes) et la fin, insatisfaisante et bourrée d’incohérences en pâtit à tel point qu’elle réussit à dégoûter du reste. Je conseillerais de regarder les 13 premiers épisodes et d’imaginer le reste à sa guise, car le drama est tellement beau et bien réalisé que ça serait dommage de s’en priver.

  • Bad Family (2006) – ❤

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Tu veux sentir la Poussière ?!?

Une bande de bras cassés aux cœurs brisés vont devoir cohabiter et s’entraider pour composer une vraie famille et remettre sur pied leur business. Casting décapant (avec pas moins de trois larrons issus de Rainbow Romance qui viennent ajouter un vent de fraîcheur à la série), humour omniprésent, bon scénario, excellents acteurs : Nam Sang Mi est au mieux de sa forme et Kim Myung Min, qui n’a plus grand-chose à prouver, a composé une prestation originale et inoubliable.

  • Bel Ami (2014) – DNF

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Beau pignouf

Comment peut-on rater aussi totalement une comédie romantique avec ce casting ?! Pourtant c’était fait par des gens qui savaient ce qu’ils faisaient, plutôt bien produit, et les acteurs choisis correspondaient bien à l’esprit manhwa du scénario. Mais il y a une limite à ne pas dépasser quand on écrit un héros au mauvais caractère et un second lead adorable. Lorsque ça devient M. C*nnard contre Mari Idéal, qui ça étonne qu’on supporte le second lead ? Le héros est tellement imbuvable, il va tellement loin dans la mauvaise foi, la malhonnêteté et la goujaterie que je me suis demandée pourquoi ses victimes n’engageaient pas des gens pour lui casser la figure. Ça m’agace parce qu’ils ont pris tout ce qui est détestable dans le personnage de diva de Jang Geun Seok sans retenir ce qui fait son charme, et je n’ai pas pu pas m’empêcher de revoir mon affection pour lui à la baisse. Bravo drama, bon boulot.

  • Beyond Evil (2021) –

Chasse au monstre

Un thriller psychologique bien calibré où Shin Ha Kyung et Yeo Jin Gu jouent un duo d’enquêteurs forcés de travailler en équipe pour résoudre une sordide affaire de tueur en série, malgré leur animosité et surtout leur méfiance réciproques. C’est sombre voire assez glauque, très bien écrit, et surtout : quelle direction d’acteurs, et quelles performances (de la part de l’intégralité du casting). L’intrigue est palpitante, le duo d’acteur principal électrique, et l’exploration du thème du deuil impossible des proches de victimes disparues est très touchante. Pas tout à fait au niveau des meilleurs thrillers que la télévision sud-coréenne nous a livré ces dernières années, mais pas loin.

  • Big (2012) – DNF

Big mistake

Ce drama, on l’attendait avec beaucoup d’impatience : les sœurs Hong, Gong Yoo, Lee Min Jung, une comédie romantique avec un élément fantastique, what could go wrong ? Apparemment, beaucoup de choses. D’abord, c’est l’un des dramas qui m’a confirmé que les comédies romantiques de possession, ce n’est pas pour moi. Je suis super mal à l’aise quand une romance s’établit entre quelqu’un qui est soit possédé par un fantôme, soit habité par l’esprit d’une autre personne. Dans Big, le petit-frère du fiancé de l’héroïne se sert du corps de son aîné pour la séduire, et j’ai trouvé ça très limite. Le drama est resté dans les mémoires surtout à cause de sa conclusion confuse et frustrante, qui n’adresse absolument pas les enjeux principaux de la romance et qui choisit une porte de secours absurde, confirmant aux spectateurs que les sœurs Hong avaient une idée de départ mais zéro planning pour résoudre leur conflit central.

  • Boys Over Flowers (2009)

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Beautiful and Dirty Rich

Un petit phénomène en 2009 qu’on regardait les yeux rouges à minuit, sans sous-titres, avant d’aller la commenter furieusement sur les forums et les blogs. Si il y a une série qu’il faut avoir vu pour parler des dramas que l’on appelait “trendy” à la fin des années 2000, c’est bien celle-là. Surtout qu’en prime, elle est relativement bonne. 0 % de prise de tête, 200 % de FUN. Adaptation du célèbre best-seller japonais, on y trouve le pire et le meilleur, mais la prestation de Lee Min Ho, encore quasiment inconnu l’année précédente et affublé d’une coiffure improbable qui ne réussit pas à étouffer son charisme, vaut le détour. Les intrigues développées sont plus ou moins bonnes, mais les scénaristes nous font de temps en temps le cadeau d’un développement plus risqué et le rythme est maintenu jusqu’au bout. Une adaptation qui a largement rempli son contrat.

  • Brilliant Legacy (2009) – DNF

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J’ai suivi le drama fidèlement durant 16 épisodes : malgré tout le makjang, un nombre inconsidéré de « coïncidences », des rencontres manquées comme par hasard au bon moment pour faire avancer l’action et le héros imbuvable, l’histoire était assez addictive pour maintenir mon intérêt éveillé. Le problème c’est que je me suis rendue compte à mi-parcours que mes personnages préférés étaient les méchantes de l’histoire (le couple mère/fille joué avec brio par Moon Chae Won et Kim Mi Sook) en plus de Bae Soo Bin, et que les histoires d’héritage, de réussite professionnelle et d’amour du couple principal me laissaient dans l’indifférence la plus totale.

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  • Can You Hear My Heart (2011)

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Talk To Me (Like Lovers Do)

C’est un mélange réussi de romance mélo, de home drama et de makjang à tiroirs au format court bienvenu. Le scénario n’est pas toujours aussi pointu et original que je le voudrais, mais ça reste satisfaisant. Ce sont avant tout les acteurs qui font vivre ce drama charmant et sa réalisation douce et reposante. Le handicap mental et la surdité, deux thèmes forts développés en marge d’une intrigue classique d’héritage, sont abordés de manière plutôt sensible. Après une intro longuette, le drama décolle pour devenir hautement addictif, puis s’ensuivent traîtrises et crises de déprimes pesants dont on se serait bien passé, surtout si c’est pour désamorcer le tout de manière brusque à la fin pour mettre tout le monde d’accord. Le drama est franchement mauvais lorsqu’il tombe dans le manichéisme, très bon lorsqu’il mise sur la subtilité. Très sympathique dans l’ensemble, pas incontournable.

  • Can’t Lose (2011)

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I can’t lose you

Une comédie romantique pour adultes (et grands enfants ?) qui jette par la fenêtre les conventions pour parler avec humour de divorce, des rapports compliqués mais complémentaires entre les deux sexes, et de réconciliation. Le rythme est lent, il ne se passe pas grand-chose et la phase centrale du procès est un peu difficile à passer, mais les acteurs débordent d’une énergie communicative et le scénario fait évoluer ses personnages d’une façon plutôt réaliste (un pas en avant, deux pas en arrière). Les rapports entre époux, amis, parents et collègues sont traités avec bon sens, sensibilité et modernisme.

  • Capital Scandal (2007) – ❤

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Meurs un autre jour

A la fois drôle, charmeur et très mélancolique. Tout de même assez violent. Han Ji min  est absolument adorable, Kang Ji Hwan au top de son charisme, et le couple secondaire a la classe (pour une fois). L’ambiance jazzy est très entraînante, les scènes de gunfight bien faites même si le budget de la série n’est pas énorme. Seul bémol : trop court, il aurait dû faire au moins trois épisodes de plus pour pouvoir aller jusqu’au bout de son propos et prendre plus d’ampleur.

  • Cheongdamdong Alice (2013)

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Pretty Little Liars

Un drama qui joue de manière intelligente avec le thème des faux-semblants et des impostures. Où est la limite entre ce que l’on est et ce l’on donne à voir ? Où est la limite entre la vérité et le mensonge lorsqu’on arrange la réalité à son avantage ? C’était le problème qui concernait principalement les femmes, tandis que le héros entravé par ses propres illusions laisse son inconscient occulter ce qu’il ne veut pas reconnaître. Pour parler de façon moins alambiquée, ce n’est pas du tout une comédie romantique légère mais plutôt une satire sociale et un drame humain qui sait occasionnellement ne pas se prendre trop au sérieux et faire rire le spectateur. D’excellents acteurs bien dirigés, une réalisation nette et fluide à défaut d’être originale, des dialogues particulièrement bien écrits, et bien sûr la petite étincelle d’alchimie entre les acteurs qui rend le drama spécial à mes yeux. 

  • City Hunter (2011) – ❤

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Daddy Issues

Le parfait exemple du drama addictif parfaitement réalisé que l’on suit le cœur battant. J’avais des doutes sur la capacité de Lee Min Ho à endosser le premier rôle véritablement exigeant de sa carrière, et il m’a complètement bluffée. Park Min Young est décapante dans le rôle mémorable de Kim Nana, et les deux ensembles sont un vrai plaisir à suivre. Action et tragédie ne sont pas en reste et sont remarquablement bien intriquées ensembles, sans compter le casting exemplaire. Si l’on accepte de fermer les yeux sur les quelques incohérences du scénario, City Hunter est un thriller diablement efficace qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout.

  • Coffee Prince (2007) – ❤

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Somebody told me, you have a boyfriend, who looks like a girlfriend…

Ce drama réussit l’exploit de partir du scénario ultra-cliché de la fille qui se fait passer pour un homme pour accéder à un poste spécifique et d’arriver à en faire quelque chose de sensuel, d’original et de réaliste. Gong Yoo et Yoon Eun Hye tiennent des rôles majeurs de leur carrière. L’équipe de réalisation a un véritable don pour la mise en scène, le montage et l’accompagnement musical. Quoiqu’on ait pu en dire, Coffee Prince reste une référence inégalée en matière de romance trendy.

  • Comrades (2010) – DNF

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Le scénario était bouleversant, mais c’est la réalisation qui m’a fait décrocher après une dizaine d’épisodes. Trop de chœurs religieux, trop de regards désespérés vers le ciel, trop de ralentis sur-dramatisés là où la sobriété aurait été de mise. Si on met de côté l’aspect historique pour ne retenir que le côté théâtral c’est un excellent drama, mais si on prend en compte le fait que c’est un hommage, on se rend compte que la mise en scène est OTT. Honorable entreprise bien écrite et bien jouée, qui tombe à l’eau à cause d’un réalisateur qui en fait des caisses. 

  • Crime Squad (2011)

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SOS, détective au grand cœur en détresse

Ce sympathique mais très anecdotique cop show s’appuie sur un duo de choc formé par Song Il Gook et Song Ji Hyo en pleine forme. Les premières enquêtes manquent d’originalité et certaines d’entre elles patinent un peu, mais les choses bougent et l’ensemble est très divertissant. Les enquêtes centrales sont les plus prenantes, tandis que celles qui occupent le dénouement manquent de peps et d’audace. Si le drama n’évite pas quelques  lourdeurs et clichés scénaristiques, il se regarde facilement.

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  • Daemul (2010) – DNF

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Go Hyun Jung au pouvoir !

Après l’une des scènes d’introduction les plus ridicules et les plus mal mises en scène que j’ai jamais vue dans un Kdrama, daemul se révèle être une sorte de tragi-comédie politique maladroite et occasionnellement touchante. Faute de trouver son point d’équilibre, le drama oscille entre la farce et le drame, et échoue à harmoniser toutes ses facettes. Le casting brillant est gâché, et le tout devient tristement anecdotique et conventionnel une fois les délires des premiers épisodes plus ambitieux terminés.

  • Dal Ja’s Spring (2007)

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 Could it be Fate…must be.

Drôle, moderne et charmant, mais pourquoi l’avoir prolongé de 6 épisodes, pourquoi ?? Chae Rim est brillante dans ce rôle de jeune carriériste (profitez-en, elle a été ensuite cantonnée à des rôles de mères célibataires), mais c’est un tout jeune Lee Min Ki en gigolo/avocat insolent qui fait l’intérêt du drama. Génial jusqu’à l’épisode seize, le reste est maladroit et poussif. Je conseillerais de s’arrêter vers la fin de l’épisode 16 et de zapper jusqu’à la dernière scène. Alors que la série avait réussi jusque là à nous surprendre, le reste nous balance à la figure de nouvelles intrigues à l’emporte-pièce, comme une rivale de dernière minute et l’inévitable et exaspérant voyage de formation à l’étranger. A moins que vous ne soyez fans du couple secondaire qui lui a droit à un joli développement, passez. Ah oui : je ne sais pas qui a eu cette idée géniale d’embaucher une artiste pour illustrer l’introduction de chaque épisode, mais c’est remarquable !

  • Dinner Mate (2020) – DNF

Solitudes et gastronomie

Un homme et une femme blessés par leurs ex se retrouvent pour des dîners anonymes, où chacun paie son repas et n’impose pas ses goûts à l’autre. Cela leur permet de s’échapper un peu de leur quotidien et de partager un moment privilégié sans pression. Ils finissent par tomber amoureux, et bien sûr brisent les règles qu’ils se sont fixés. Cet excellent concept et l’alchimie entre So Ji Hye et Song Seung Hoon portent le drama assez loin, mais il aurait du faire 12 épisodes au lieu de 16 et c’est au douzième justement que je me suis lassée. Son Na Eun est insipide dans un rôle de femme fatale égocentrique qui veut remettre le grappin sur le héros et Lee Ji Hoon fait ce qu’il peut dans un rôle ingrat d’ex jaloux et toxique qui finit par déraper totalement. 

  • Dr. Champ (2010) – DNF

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Aventures aux village olympique

Je n’accroche pas aux dramas de No Ji Seol. Peut-être qu’un autre projet me séduira, mais pour l’instant sa formule, déjà utilisée dans Scent of a Woman de « trentenaire négligée et piétinée par la société qui se fait exploiter par sa famille et qui va se redresser grâce aux hommes qui l’entoure » est complètement tombée à plat pour moi. Je ne m’attache pas à ses personnages. Rien à dire à la réalisation : elle est certes très belle mais elle me laisse de glace. Le scénario est vraiment ce qui me fait décrocher, je trouve que c’est particulièrement plat et convenu, et que ça manque d’authenticité, d’originalité. Bref, je m’ennuie. Dommage, le casting (Kim So Yeon, Uhm Tae Woong) était alléchant.

E

  • Evasive Inquiry Agency (2007) – ❤

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Tout commence par un chat

Un drama culte qui mériterait d’être redécouvert. Alchimie et équilibre parfaits du quatuor, une série qui s’améliore d’épisode en épisode, des acteurs excellents comme on n’en voit pas souvent, et l’on rit aux larmes facilement. Attention, la série laisse un vide énorme une fois terminée. Pas une seule seconde d’ennui, et l’évolution des personnages et de l’histoire sont d’une grande cohérence. C’est le genre de série que l’on voudrait voir continuer éternellement.

  • Exhibition of Fireworks (2006) – DNF

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Pétard mouillé

C’est l’un de ces dramas qui a bien failli me dégoûter à jamais des comédies romantiques type « revanche sur la vie ». Je pouvais encore supporter Han Chae Young quand j’ai commencé le drama et j’étais déjà assez fan de Kang Ji Hwan pour faire l’impasse sur les faiblesses du scénario, mais trop c’est trop. Au lieu de refaire sa vie avec son nouveau job et un nouveau collègue/potentiel amoureux, l’héroïne fait une véritable obsession sur son ex et sa nouvelle fiancée, et passe son temps à essayer de détruire leur couple avec l’aide de Ji Hwan qui devient plus un accessoire malléable et geignard qu’un véritable personnage. Cette vengeance vaine est fatigante et on en vient à plaindre sincèrement le couple secondaire qui n’arrive pas à se débarrasser d’elle, un comble quand on sait ce que l’ex lui a fait subir. Fuyez ce drama, sa réputation exécrable parle d’elle-même.

  • Extraordinary You/Haru Found by Chance (2020) – ❤

Critique

Extra-Ordinary You

Un joli drama lycéen surnaturel, féérique, romantique et inventif. La première partie est à la fois stimulante, fun et touchante. La seconde perd en efficacité et mettra votre patience à l’épreuve avec des répétitions, mais le tout est résolu de manière très satisfaisante.

F

  • Faith (2012) – ❤

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Imjaaaaaaaa

Tellement maladroit, mais aussi tellement débordant d’émotions, de conviction et de sincérité que je n’ai pas pu m’empêcher de tomber progressivement raide dingue de l’histoire du général Choi Young et du Dr. Eun Soo qui se balade à travers le temps pour reforger sa propre destinée. Je crois que c’est l’un des rares cas où je suis tombée amoureuse d’un scénario en faisant abstraction des défauts de réalisation et de direction d’acteur. Le drama n’a pas toujours les moyens de ses ambitions, Lee Min Ho est trop jeune pour le rôle, la réalisation est d’une qualité fluctuante, la tension est souvent gâchée par des cliffhangers qui tombent à plat et des transitions horriblement brutales, et les enjeux ne sont pas crédibles, principalement en raison de la construction maladroite des scènes qui ne fait rien pour créer une atmosphère digne d’un drama épico-fantastique. Mais Song Ji Na se confirme une fois de plus comme ma scénariste préférée avec ses dialogues d’une grande intelligence, sa vision éclairée des choses et surtout ses personnages qui ne cessent d’avancer en hommes responsables et honnêtes malgré tous les obstacles qui se dressent sur leur passage. C’est ce désir presque rageux de vivre selon ses convictions et de se battre pour un monde meilleur qui ma charmée, avant que l’histoire d’amour (elle bel et bien épique) entre les deux héros ne me fasse complètement fondre. Donc, sans hésitation, la plus belle (re)découverte après une première mauvaise impression !

  • Fantasy Couple/Couple or Trouble ? (2006)

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Pauvre petite fille riche…

Touchant, poétique, avec une héroïne paradoxalement très attachante pour ce qui reste aujourd’hui l’une des meilleures performances de la controversée Han Ye Seul. Oh Ji Ho sort pour 16 épisodes de sa passivité chronique et devient le plus charmant des beta-male. L’humour décapant et le rythme effréné des premiers épisodes ont tendance à se relâcher vers les épisodes du milieu, mais la suite et fin de l’histoire s’avèrent largement satisfaisants grâce à la qualité constante du scénario.

  • Fated to Love You (2014) – DNF

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Jang-Jang couple

Très très mignon remake du hit taïwanais avec un Jang Hyuk hilarant au top de sa forme et une Jang Nara adorable (qui se retrouvent des années après avoir tournés ensemble le  drama culte Success Story of a Brigth Girl), mais je ne suis pas sûre que tant de drames et de traumatismes étaient nécessaires pour le scénario pendant la seconde partie alors que le couple principal était déjà sur la même longueur d’onde. J’ai fui dès les premiers signes de pathos gratuit.

  • Flower of Evil (2020)

Critique

Jusqu’à ce que les mensonges nous séparent

Le fils d’un serial killer recherché par la police a épousé une enquêtrice de la criminelle qui ne se doute de rien, jusqu’à ce qu’une nouvelle affaire de meurtre en rapport avec son passé menace de tout faire éclater. Lee Jun Ki et Moon Chae Won interprètent avec brio ce couple complexe, dont le bonheur quotidien est menacé par la double vie du mari. Il y a sans doute un ou deux épisodes de trop qui ralentissent le rythme vers la fin mais sinon c’est un véritable bonheur à suivre, à condition d’avoir le cœur bien accroché. 

  • Flower Boy Ramyun Shop (2011)

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Sexy Ramyun

Reprenons la recette impérissable du shojo : une jeune femme un peu tête de mule se retrouve entourée d’une bande de bishonen énamourés qui rivalisent pour obtenir son cœur. Saupoudrez le tout d’un humour éclatant qui se joue des stéréotypes, d’une sensibilité toute féminine et d’une sensualité affolante, et vous obtenez Flower Boy Ramyun Shop, l’une des meilleures comédies romantiques de ces dernières années. Une deuxième tournée, svp ?

  • Flowers for my Life (2007) – ❤

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Je vous invite à mes funérailles

Ce drame humain autour d’une jeune fille fascinée par l’argent et la mort qui va apprendre à aimer prend le temps de dresser des portraits touchants et des situations humoristiques teintées d’une douce mélancolie. C’est un drama étonnant, qui évite les clichés habituels. Certes l’ensemble manque de rythme et c’est parfois un peu longuet mais la poésie des scènes et les dialogues brillants et incisifs rendent le drama incontournable. Flowers for my Life appartient au genre rare de dramas qui n’ont pas peur de provoquer le spectateur, mais qui ne le font jamais de manière gratuite. Une excellente alternative pour ceux qui sont réfractaires aux mélos trop pompeux ou masochistes.

  • Forest of Secrets/Stranger S1 et S2 (2017/2020) – ❤

Les incorruptibles

Première saison : L’histoire d’un procureur et d’une policière qui s’associent pour traquer un assassin, et qui se retrouvent plongés malgré eux dans une affaire de corruption hors-normes. Ce drama est largement inspiré par plusieurs événements contemporains de sa sortie qui ont bouleversé la Corée du Sud, et développe en trois volets (enquête de terrain – inspections – résolution) une aventure riche en rebondissements qui tient le spectateur en haleine jusqu’au dernier épisode. J’ai été impressionnée notamment par l’écriture des personnages, ils auraient pu facilement être des clichés (le génie affecté par un trouble mental et la policière badass, on connaît) mais le travail combiné de la scénariste et des acteurs en font des personnages humains mémorables à qui on a envie de s’identifier. Il y a tellement de procéduraux et de cop shows produits que ça peut être difficile de faire le tri, mais vous pouvez vous tourner vers celui-là en toute confiance. 

Seconde saison : La seconde saison de Stranger est aussi efficace que la première, mais d’une manière assez différente. Elle met plus de temps à démarrer, et nos deux protagonistes passent l’essentiel du show séparés et même dans des factions opposées. Je l’ai trouvée plus triste et mélancolique, et toujours aussi fine dans son analyse de faits actuels (en l’occurrence elle utilise le contexte inspiré directement de la réalité des luttes de pouvoir entre la police et le parquet). Comme pour la première saison, vous pouvez y aller les yeux fermés. 

  • Full House (2004)

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Bi-choupi et son pull vert anis

Full House n’est pas vraiment à la hauteur de sa légende, hors du contexte de sa découverte dans les années 2000 par un public qui voyait des dramas coréens pour la première fois et s’émerveillait de tout. Le début est un peu lent, la série s’améliore vers le milieu mais retombe rapidement dans une routine lassante. Attention, c’est visuellement très daté. Ça reste très divertissant, à condition d’aimer Bi/Rain, ce qui n’est vraiment pas très difficile. Intéressant pour ceux qui veulent voir de quel genre de drama les gens étaient dingues pendant cette période. Pour les autres, des séries plus récentes reprennent exactement la même histoire très classique (la dynamique j’emménage ! je déménage ! j’emménage etc. etc. etc.) en moins plan-plan et en plus moderne. 

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  • Gaksital (2012)

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Un visage pour la résistance

Vous connaissez ce sentiment fébrile qui vous pousse à regarder ou rechercher désespérément la suite d’une série pour savoir si le héros va survivre, et vous êtes incroyablement tendu même si votre bon sens vous répète que tout va bien se passer ? Gaksital, c’est pire. Je ne saurais être juge de la fidélité du drama à l’histoire réelle de la résistante pendant l’annexation japonaise, mais comme son style reste celui d’une fiction qui ne se veut pas réaliste, je l’ai traité comme une adaptation de manhwa d’action et suspense, et pas un comme un documentaire. Le vrai cœur du drama est son  traitement de l’éternelle histoire des frères ennemis : Gaksital n’hésite pas à pousser à son paroxysme le duel psychologique et physique entre les deux hommes, et c’est ce qu’on retient le plus. 

  • Ghost (2012)

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Des fantômes derrière l’écran

Après une introduction plutôt osée qui nous balance un superbe twist inattendu dans la figure, Ghost développe son concept (un hacker traque des tueurs qui utilisent le numérique pour commettre leurs crimes tout en restant anonymes) de manière très efficace et concentrée. C’est l’un des meilleurs dramas de Kim Eun Hee (Harvest Villa, Signal, Kingdom), porté par So Ji Sub et Um Ki Joon au top de leur charisme.

  • Giant (2010) –

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De sable et de sang : le destin des Lee

Une saga longue, puissante et intense au sujet peu évident (l’économie immobilière et ses liens avec la politique et le monde des finances) qui réussit grâce à son scénario classique mais béton et son rythme soutenu à mêler romances, trahisons, vengeances et luttes de pouvoir de façon cohérente. Servie par un casting stellaire composé à la fois d’acteurs confirmés et de nouveaux venus prometteurs, cette série est une vraie réussite sur tous les plans. Vous retiendrez votre souffle du début jusqu’à la fin, magistrale.

  • Gloria (2010)

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Et tu tapes tapes tapes, c’est ta façon d’aimer !

Une série à la bande sonore délicieusement rétro. Le scénario basé sur une double histoire de Cendrillons modernes (un homme et une femme) dénote par rapport aux habituelles séries du weekend en trouvant un juste milieu entre drama familial réconfortant et ascension sociale revigorante. Pourquoi ça marche si bien dans l’ensemble ? Les personnages sont bien écrits, leurs interactions sont stimulantes, et l’idée du bar disco de troisième zone est une bonne trouvaille. Ce n’est pas aussi bon que ça aurait dû l’être (la réalisation n’a rien d’exceptionnel et le scénario a de gros problèmes de rythme) mais une fois passé la phase d’introduction un peu maladroite, on s’attache sans espoir de retour à la destinée de Gloria/Bae Doo Na et Dong Ah/Lee Chun Hee et de leurs amours respectifs. 

  • Goong/Princess Hours (2006) – ❤

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Aux marches du Palais…

Mon premier kdrama, et celui qui a causé mon addiction. Léger, divertissant, visuellement magnifique (je suis très consciente de le surnoter). Excellente alchimie du couple Yoon Eun Hye/Joo Ji Hoon, décors et costumes absolument sublimes, photographie et composition des plans d’une rare qualité, inhabituelle dans ce genre de drama. Les acteurs débutants sont maladroits, mais s’améliorent beaucoup au fur et à mesure. Cette histoire de princesse captive a le goût de nos contes de fées d’enfance.

  • Great Inheritance (2006)

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M. le gangster au royaume des enfants

En un mot : Mignon. Et le rôle principal semble avoir été écrit spécialement pour capitaliser sur le charme de Han Ji Min. Au fur et à mesure le scénario, quoique prévisible, devient beaucoup plus intéressant que ne le laissait présager le début. Ce drama a la particularité d’enchaîner assez vite les révélations, ce qui fait que les trois quarts de la série sont centrés sur l’évolution des personnages et sur des rebondissements inattendus. Ça fonctionne très bien même si les derniers épisodes manquent d’énergie. On peut aussi être agacé par la maladresse qui frise la niaiserie concernant la façon dont est montrée la mafia locale, de manière trop bouffonne (à la Marrying the Mafia). A noter que l’OST est étonnamment bon. L’ensemble est 100% sucre, et aisément oubliable.

  • GyeBaek (2011) – DNF

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J’ai abandonné au bout de 16 épisodes. Le début avec les jeunes acteurs était très prometteur, avec des enjeux de taille, du suspense, des méchants inquiétants et des héros attachants qui donnaient envie de les suivre jusqu’en enfer, mais déjà des faiblesses se faisaient sentir. Le scénario en particulier se dispersait beaucoup trop et se concentrait sur des personnages secondaires au détriment de GyeBaek, qui devient rapidement trop uni-dimensionnel pour un personnage aussi crucial. Le passage à l’âge adulte des héros empire les choses. Petit à petit la qualité des scènes s’amenuise jusqu’à ce que l’intrigue devienne franchement ennuyeuse et rejoigne les rangs des sageuks standards sur la guerre, enchaînant scènes de complot pénibles, scènes de batailles sans âme et discours politique simpliste.

H

  • Happiness (2021) – ❤

Critique

L’enfer, c’est les voisins

Plutôt optimiste et même romantique pour un drama d’horreur sur des gens coincés dans un immeuble de haut standing suivant une apocalypse zombie, Happiness porte bien son titre, et  nous offre du divertissement plein d’espoir malgré la violence, la maladie et la mort qui menacent en permanence ses protagonistes. C’est un drama « complet » : fun, bien écrit, bien tourné, bien ambiancé (l’OST est incroyable), bien joué, qui jongle avec plein de thèmes avec beaucoup d’adresse.

  • Harvest Villa (2010)

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 Qui a tué papa ?

Une comédie noire hilarante type “voisinage où tout le monde cache quelque chose” doublée d’une solide intrigue criminelle pleine de twists. C’est l’un des premiers dramas de la célèbre scénariste Kim Eun Hee (Signal, Kingdom…), et on sent déjà son talent, même si le mystère constant autour de tous les personnages est maintenu un peu trop longtemps, au risque de lasser. L’intrigue aurait été parfaite pour 12 épisodes (16 c’est trop). La réalisation dynamique, parfois audacieuse, parfois classique pour plus d’efficacité, est impeccable (j’ai juste une petite réserve sur la répétition lassante des thèmes musicaux). La direction d’acteur est au poil (j’ai découvert Shin Ha Kyung et Lee Bo Young grâce à cette série) et le comique de situation vous donnera quelques bons fous rires. Ne venez pas chercher un mystère subtil, mais un plutôt un riche divertissement.

  • Healer (2015) – ❤

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I Met a Girl

Nous suivons notre intrépide héros à travers ses missions de “livraisons” dangereuses, jusqu’à ce qu’on lui ordonne de s’occuper d’une jeune journaliste qui va à la fois l’ouvrir à de nouvelles perspectives et l’éclairer sur son passé. Après Faith et What’s Up, deux dramas que j’avais adoré mais qui étaient handicapés par plusieurs problèmes (notamment de réalisation et de budget), Song Ji Na revient à une formule plus classique, cette fois avec des moyens à la hauteur de ses ambitions. Elle l’exécute sans ciller, sans jamais relâcher la tension, et le résultat est une série prenante d’une consistance rare soutenu par un casting charismatique et investi. Healer réussit à être à la fois dramatique et fun et très romantique, l’histoire d’amour étant placée au cœur de l’intrigue. La formule n’a rien de particulièrement original, mais ça fait un bien fou de se rappeler à quel point elle peut être divertissante quand bien exécutée !

  • Heart to Heart (2015) – ❤

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Je t’ai dans la peau et dans la psyché

Un OTP en or, une réalisation tout en douceur charmante et une approche décomplexée de thèmes sensibles font de ce drama une véritable perle. Soutenue par un casting mature et parfaitement dirigé ils nous raconte comment deux personnes en grande détresse affective parviennent à se soutenir l’un l’autre. Malgré un départ de relation houleux et désordonné, l’agoraphobe recluse Hong Do (Choi Kang Hee) et le psy dépressif Yi Seok (Chun Jun Myung) vont réussir à former un couple qui se complète à merveille. Le scénario a une part sombre et nous fait passer par des moments frustrants, mais ils ne sont jamais utilisés comme des prétextes pour faire remonter la tension, ils sont structurels par rapport à l’intrigue de fond et leur résolution est très satisfaisante. C’est un retour en force pour Lee Yoon Jun et Lee Jung Ah, et j’espère qu’ils vont définitivement migrer vers le câble (parfaitement adapté à leur style) pour créer d’autres dramas de cette qualité.

  • Heartstrings (2011)

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Without knowing it, you’ve fallen for me

Une romance de campus très atmosphérique, dans le sens où ce n’est pas tant le scénario du drama qui compte mais plutôt l’émotion qui ressort d’une situation : la poésie d’une scène, la subtilité d’un échange de regards, le rythme entraînant de la musique ici omniprésente. Regarder Heartstrings, c’est un peu comme écouter une chanson d’amour toute simple pour la mélodie sans prêter attention aux paroles. Il faut prendre une distance décontractée avec le scénario, trop souvent prévisible et simpliste, et se laisser tout simplement envahir par les sentiments des personnages. Le drama compte également dans ses atouts une pointe d’humour rieur, et a su comprendre et exprimer ce qu’un « Youth drama » (drama sur la jeunesse) signifie. Il réserve une place importante à l’amitié, privilégiant la bonne ambiance de groupe plutôt que des relations exclusives comme on en voit souvent dans d’autres Kdramas. L’image soignée, la jolie bande-son instrumentale qui mêle musique moderne et traditionnelle et les chansons spécialement composées pour l’occasion apportent un plus considérable.

  • Her Private Life (2020) –

HPL

Critique

Faux amants, vrais sentiments

Une comédie romantique un peu plus mature que la moyenne, drôle et sexy, avec un fond de réflexion pas idiot du tout sur notre rapport à l’art et aux idoles. J’aurais pu me passer de l’intrigue familiale tirée par les cheveux, et le drama se traîne un poil dans sa dernière ligne droite, mais Kim Jae Wook et Park Min Young étaient bien trop captivants ensemble pour s’en préoccuper sérieusement. 

  • Hero (2009)

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Snap Snap

Hero est un drama au sujet pertinent (les grands journaux et la corruption/propagande politique) servi qui plus est par un casting solide. Le problème, c’est que passé les trois premiers épisodes, vraiment bons, l’équipe a littéralement abandonné le drama. Les dialogues sont de plus en plus mauvais, l’intrigue amoureuse pourtant rafraîchissante est reléguée au troisième plan (voire au quatrième) alors que c’était l’un des points forts du drama, et strictement aucun effort n’est accompli pour rendre le scénario (pourtant bon !!) vivant. A défaut d’intensité, on aurait aimé que l’accent comique soit plus prononcé, mais l’enquête et le duel entre frères ennemis sont mis au cœur de l’intrigue et traités plus ou moins maladroitement. Tout ce qui faisait le sel des premiers épisodes retombe rapidement. La suite, sans jamais retrouver cette qualité initiale, reste divertissante, mais les cinq derniers épisodes sont carrément bâclés. Du gros gâchis, vu le potentiel. Même si l’audience n’a pas été au rendez-vous, ce n’était pas une raison pour abandonner le navire.

  • History of the Salaryman (2012) – ❤

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Business is a Battlefield

Un projet ambitieux et explosif qui reprend des thèmes majeurs de la stratégie guerrière ancienne pour l’adapter à la guerre contemporaine qui se déroule entre les fameux conglomérats dits « chaebols ». History of The Salaryman peut se regarder comme un Giant sens-dessus-dessous, même si (faute de temps et malgré l’extension) le scénariste s’est vu contraint de clore son drama de manière un peu conventionnelle. L’humour noir est omniprésent et Lee Beom Su, Jung Ryu Won, Kim Suh Hyung et Lee Dok Hwa nous livrent des performances qui s’inscrivent parmi les meilleures de leur carrière tandis que Jung Gyu Woon et Hong Suh Hyun confirment leur talent. A ajouter à sa dramathèque sans hésiter.

  • Hong Gil Dong (2008) – ❤

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Les bâtards et les orphelins

Une série historique qui prend beaucoup de libertés artistiques sur le destin des laissés-pour-compte dans une société où la naissance détermine tout. Une véritable petite révolution dans le paysage austère des sageuks quand elle est sortie, elle est fun, colorée, très dense. Kang Ji Hwan est à la fois drôle et intense, et Sung Yu Ri cabotine adorablement bien. Les sœurs Hong nous livrent l’un de leurs scénarios les plus aboutis. Mais il faut quand même être prêt à digérer le virage à 180 C° que prend la série à partir des épisodes centraux : Hong Gil Dong pourrait être qualifié de « tragi-comédie », dans le sens le plus littéral du terme (moitié-moitié).

  • Hooray For Love (2011) – DNF

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Hooray For Love a un gros problème : 40 épisodes de trop. Il y avait assez de matière pour faire une bonne petite comédie romantique de 16 épisodes, avec un casting suffisamment charmant pour faire oublier les quelques lourdeurs scénaristiques. Une fois passée la partie humoristique de départ un peu bouffonne mais très divertissante le drama se prend les pieds dans son propre tapis : cette histoire d’adultère des parents ultra lourde et tout le pathos qui s’ensuit sans compter le couple exécrable et caricatural au possible des méchants de l’histoire. Accrocheur, mais très superficiel.

  • Hyde, Jekyll and I (2015) – DNF

Han Ji Min, Hyun Bin, et le reste

Le drama commence plutôt bien avec une atmosphère féérique, un casting en béton armé (Han Ji Min, Hyun Bin) et une intrigue de dédoublement de personnalité qui était en vogue dans les années 2010. Mais l’écriture est trop creuse pour un scénario aussi ambitieux : les personnages n’ont qu’une dimension, les conflits sont répétitifs, les révélations arrivent trop tard, et les personnalités de Hyun Bin n’ont aucun sens. Les acteurs font de leur mieux et les rares moments de connivences et de banter révèlent ce que le drama aurait pu être s’il avait été mieux conçu, mais ça ne suffit pas à le sauver de la médiocrité. 

  • Hyena (2020)

Critique

Comme Chien et Chat

Vous cherchez un law drama à suspense, sexy et pas trop prise de tête ? Ne cherchez plus, j’ai ce qu’il vous faut ! Du pur crack pour les amateurs et amatrices de relation amour/haine, du crack pour les fans de Joo Ji Hoon qui n’a jamais été aussi attirant dans un drama, et de manière générale, un bon law drama, bien fait, avec des enquêtes très prenantes. A noter que le scnéario n’hésite pas à jouer avec le côté antipathique de ses personnages, au risque parfois de nous en dégoûter. Personnellement ça ne m’a pas posé trop de problèmes, mais c’était limite dans le cadre de certaines enquêtes, et les sensibilités peuvent varier.

  • Hyunhaetan Marriage War (2010)

De Chun ! Takako !

Im Ju Hwan a tourné en 2010 dans cette mini-série pas révolutionnaire mais fort plaisante qui raconte les épreuves que doivent affronter un coréen et une japonaise pour se marier. C’est très mignon, souvent drôle, plutôt bien tourné, mais un peu anecdotique et surtout trop répétitif. A réserver à ceux qui connaissent peu les traditions coréennes et japonaises : c’est l’occasion de se cultiver. Pour les autres, c’est sympa mais pas indispensable.

I

  • I Do, I Do (2012)

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Ces chaussures sont faites pour avancer

Cinderella-boy rencontre une version féminine du riche goujat qui tient ordinairement la place du héros, avec en toile de fond l’industrie de la chaussure de luxe. Ce n’est pas un drama qui vaut pour son scénario d’ensemble (les choses avancent très lentement) et l’héroïne peut être franchement exaspérante, mais les dialogues, les acteurs et l’ambiance douce-amère en font une expérience agréable. Ce n’est pas du slice-of-life, c’est plutôt une approche terre-à-terre du quotidien d’une carriériste que les choix de vie condamnent à la solitude. Elle apprend à appréhender le monde différemment après avoir choisi de garder le bébé « accidentel » qu’elle a conçu avec la mauvaise personne. La mauvaise personne en question se transforme en prince charmant, et même si le tout manque de réalisme, on apprécie de voir abordées de manière intelligente et sans moralisme gratuit les questions qu’une grossesse hors-mariage peut poser aujourd’hui. Ce n’est pas la pétillante Rom-Com qu’on attendait pour succéder à Kim Sam Soon & co, mais elle a son charme et son originalité propre.

  • I Hear Your Voice (2013) – DNF

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I Hear Nothing

Tous les ans il y a ce drama que tout le monde trouve génial, dont je reconnaît la qualité mais auquel je reste tristement imperméable. J’ai compris que ce n’était plus la peine d’insister quand j’ai vu les premières scènes touchantes entre les deux héros sans rien ressentir du tout. Le scénario de fond ne m’intéressait pas plus que ça, l’élément paranormal est bien exploité mais bizarrement je m’en suis vite lassée, et surtout il y avait ce problème de l’OTP. Dans un drama aussi centré autour de sa romance, j’ai absolument besoin de sentir de l’attente, des espérances de ce côté là, et quand c’est absent il n’y a pas grand chose à faire. Juste partir sans regarder en arrière après cette réplique cheesy « je suis désolée, ce n’est pas toi, c’est moi… ». 

  • I Miss You (2012) – DNF 

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Missed Opportunity

Un mélodrame qui ose aborder un thème extrêmement délicat, mais au lieu de se consacrer à la guérison de ses personnages, il se jette de manière inexplicable dans une surenchère de twists glauques. J’ai tellement détesté le personnage de Yoon Seung Ho dans ce drama que ça m’a inutilement dégoûté de l’acteur pendant plusieurs années, alors qu’il n’y est pour rien. 

  • IDOL: The Coup (2021)

Critique

We’ll disband after winning first place

Un show à idole qui se veut beaucoup plus sérieux et dramatique que les autres. Le casting s’en sort étonnamment bien vu leur manque d’expérience, et je ne peux que saluer l’initiative d’avoir voulu écrire pas moins de cinq personnages féminins forts aux relations complexes pour mener ce projet. Malheureusement le drama a dû avoir des soucis de production, plusieurs intrigues sont bâclées voir abandonnées au cours de la seconde partie, ils inventent des conflits artificiels pour les remplacer, et la fin brutale est très frustrante. Je ne regrette pas de l’avoir vu mais je ne peux pas le recommander sans avertir sur la dégradation de l’écriture au cours de la dernière partie.

  • Iljimae (2008)

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Beaucoup de bruit pour…

La série est très divertissante, mais elle se prend beaucoup trop au sérieux et met beaucoup trop longtemps à démarrer. Lee Jun Ki est encore un peu vert mais fait preuve de beaucoup de charisme, et sa relation avec une Han Hyo Joo insipide m’a frustrée. Ça aurait pu être vraiment bon si seulement le scénario avait été moins poussif, et surtout si le réalisateur avait su mieux doser le comique et le tragique. J’étais très investie au début et le drama était plein de promesses, et arrivée à la conclusion je suis restée sur ma faim. A noter que si vous cherchez une version moins cartoonesque de cette histoire, vous la trouverez dans le drama de 2009 Moon River, qui a été mieux accueilli par la critique. 

  • Imitation (2021)

Critique

La revanche des apprenties idoles

Petit show à idoles en 12 épisodes facile à binger, avec un casting bourré de vraies idoles de différentes générations. C’est à la fois une lettre d’amour à la Kpop et une alerte sur les dérives les plus graves de ce show-business. Sa romance centrale mignonne mais conventionnelle et sa conclusion un peu trop propre les rangent du côté des dramas plus idéalistes que réalistes.

  • Incarnation of Money (2013)

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La sobriété, c’est démodé

Qui aurait cru qu’une histoire de vengeance pouvait être aussi légère et fun qu’une bulle de champagne ? Après des débuts un peu fastidieux je ne savais pas trop quoi en faire, mais quand j’ai compris compris que c’est 20% de revanche, 80% de fun, tout est devenu limpide. Incarnation of Money est un drama qui n’aime pas se prendre au sérieux trop longtemps. Il n’a pas fait l’unanimité et n’est certainement pas aussi poignant que Giant ni aussi intelligent que History of the Salaryman, mais il trouve sa propre identité : l’excentricité. Quand Kang Ji Hwan infiltre une clinique psychiatrique, il ne fait pas le bouffon comme son sidekick, il va jouer quelqu’un qui se prend pour une impératrice tragique de Joseon et en faire des caisses. Et ça marche. Hwang Jung Eum est dans le même délire, à tel point que Park Sang Min est presque trop sobre à côté d’eux. Le couple principal n’a jamais échoué à me divertir, la vengeance de Do Hoon était assez bien ficelée pour qu’on ait envie de voir les méchants mordre la poussière, et le tout a un air de folle farandole inarrêtable. Difficile de résister à l’envie de profiter du spectacle. 

  • Invincible Lee Pyung Kang (2009)

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Insupportable, incontrôlable On Dahl

Une série très anodine, qui commence bien sous forme de comédie loufoque, et devient mauvaise à la longue. Elle ne sait pas ce qu’elle veut être pendant toute la première partie, connaît un brusque sursaut de mieux loufoque vers le milieu et se termine de façon conventionnelle. Le gros point faible de la série est son conservatisme et son nationalisme (et le racisme n’est pas si loin que ça) parfois très lourds. Les clichés sont pléthore et au final seuls les personnages de Lee Pyung Kang, de la secrétaire Je et de son fils sont vraiment intéressants et attachants non pas grâce à l’écriture de leurs personnages mais au talent des acteurs qui les incarnent. Sans compter la disparition inexpliquée de mon chouchou du casting vers la fin. Bref une série sympathique avec des hauts et des bas, avec un héros insupportable, maintenue hors de l’eau par le capital mignonitude du couple principal mais se traînant aux pieds un gros boulet qui la fait couler : son scénario…

  • IRIS (2009) – DNF

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Spy Games

Je dois reconnaître que le pilote m’a tellement impressionnée lorsqu’il est sorti que je l’ai regardé au moins trois fois. En 2009, voir un Kdrama d’espionnage à gros budget inspiré des derniers grands cartons du cinéma américain était relativement inédit et captivant, et le public a été de mon avis puisque le drama a rencontré un solide succès et entraîné dans sa suite le tournage de plusieurs spin-offs. Malheureusement, la qualité n’a pas été au rendez-vous. J’ai suivi fidèlement IRIS pendant la période introductive, mais petit à petit l’intrigue perdait son intérêt (c’est le genre d’histoire qui fonctionne très bien pour un film d’une heure et demi, pas pour un drama de 20 épisodes) et j’ai définitivement lâché l’affaire quand ils ont commencé à avoir recours à de vielles ficelles usées (trahison, enfance tragique…). Ne vous dérangez pas pour IRIS II ou Athena, c’est la même formule.

J

  • Jang Ok Jeong, Live in Love (2013) – DNF

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Jang Ok Jeong, Live in Tears

J’ai arrêté dès que j’ai appris que la scénariste avait laissé la chaîne transformer son histoire en makjang en costumes d’époque, simplement parce que le début avait tellement bien évité de tomber dans ce type de pathos grandiloquent que ça m’aurait brisé le cœur de constater le changement par moi-même. Le drama avait réussi à développer quelque chose de tellement charmant, mais aussi délicat et fragile, que je sentais qu’il ne survivrait pas à une augmentation de la violence du scénario. En fait si Jang Ok Jeong s’était concentré sur la carrière de l’héroïne dans la conception de vêtements en laissant son histoire d’amour avec le roi dans le fond, ça aurait été un bien meilleur drama. 

  • Jejungwon (2010) – ❤

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Put your hands into the fire

Comment décrire ce joyau ? C’est une série historique qui revient sur l’ouverture de la Corée à la médecine occidentale à la fin du XIXe siècle et la lente prise de pouvoir des Japonais, à la veille de l’occupation. Elle n’est pas exempte de défauts de fond et de forme mais son humanisme, sa poésie, l’histoire tout à fait originale sur la carrière d’un homme parti du plus bas de l’échelle sociale qui ambitionne de devenir médecin nous emportent dans le monde de Jejungwon. Tout est là : une romance centrale classique mais absolument charmante, des rivalités, des épreuves, des adieux, des mariages, des naissances et des deuils. Et la guerre bien sûr, qui n’est jamais loin.  C’est une série passionnante remarquablement orchestrée, chaque épisode est à lui tout seul un petit film d’action, d’amour, d’aventure. Bref, regardez-la.

K

  • KAIROS (2020)

Critique

Saisir le moment opportun

Un modèle de bonne exécution d’un concept ambitieux de thriller paranormal (un homme a l’opportunité de sauver sa famille grâce à un téléphone qui lui permet d’appeler une minute par jour une jeune femme dans le passé). Bien joué et réalisé, j’ai surtout regretté les grosses faiblesses dans l’écriture des personnages, qui se font sentir en particulier à la fin. Malgré tout cela reste un bon thriller, doté de cliffhangers diablement efficaces.

  • Kill Me Heal Me (2015) – ❤

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Moi, mon mec, et ses sept personnalités

C’était difficile de faire confiance à un drama qui veut nous vendre une romance entre un homme, ses sept personnalités et sa psychiatre qu’il consulte (et courtise) en secret, mais Kill Me Heal Me assume à 100% son excentricité et en fait quelque chose d’à la fois hautement divertissant, de très romantique et d’émouvant. C’est rendu possible grâce à une écriture solide, à la qualité des dialogues, de la réalisation et surtout grâce à l’investissement des acteurs. Ji Sung se jette corps et âme dans ce rôle multi-facettes, passant de l’une à l’autre de manière fluide et réussissant à nous investir pour chacune d’entre elle. Il est soutenu par un duo formidable formé par Hwang Jung Eum et Park Seo Joon qui jouent des jumeaux déchaînés avec des kilos d’alchimie. Les intrigues liées à l’héritage du héros peuvent être un peu lourdes, mais elles ne le sont jamais au détriment du reste. Idéal pour un marathon.

  • King of Dramas (2012)

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Le roi de l’esbroufe

Je n’ai pas de mots pour exprimer ma déception. Enfin, si quand même : voilà un drama meta satirique bien parti à l’aide d’une bonne dose d’humour et d’ autodérision. Il nous aura fait miroiter pendant plus de dix épisodes une grande aventure, celle de la réalisation et de la production d’un drama très spécial difficile à mettre en œuvre, il aura mis en place pendant toute sa première partie un nombre pénible d’obstacles se mettant en travers de la route de nos valeureux héros afin de faire monter la sauce…et quand ce drama sort enfin sur les ondes, il passe au second (troisième ?) plan et laisse la place à une romance sirupeuse et une histoire de maladie congénitale qui viennent se greffer sur le scénario sans qu’on en ait besoin pour le développement de l’intrigue soit-disant principale. C’est pire qu’une déception, c’est comme si on m’avait vanté indéfiniment les mérites d’une montagne russe incroyable, comme si on m’avait fait passer pas mal d’épreuves pour y parvenir, et lorsque j’y suis enfin on me propose un tour à poney. The world is mine ? Tu parles d’une arnaque.

  • Kingdom S1 et S2 (2020) – ❤

Critique

Pour mon Royaume, pour mon Peuple

Mission réussie pour cette exclusivité Netflix, avec un format qui s’étend sur plusieurs saisons. Le gros budget est bien utilisé, et il n’a rien à envier aux autres grosses productions sur des apocalypses de zombies. Le rythme infernal ne se relâche pas, même si parfois c’est au détriment de l’intrigue et de certains personnages qu’on aurait aimé voir mieux développés. On nous laisse entrevoir la possibilité d’une troisième saison, mais je trouve qu’on peut déjà regarder les deux premières et s’arrêter là, la première conclusion de l’arc principal étant suffisamment satisfaisante. A noter qu’il existe un petit film avec Jun Ji Hyun, Ashin of the North, qui sert de prequel à la série. 

  • Kpop : The Ultimate Survival (2012)

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M. Fossettes et Mlle Sourire

En théorie ce drama aurait dû être désastreux à cause de son casting inexpérimenté, de son budget insuffisant et de son scénario remâché, mais il s’avère après une introduction maladroite suffisamment fun et divertissant pour compenser ses défauts. Les leads Park Yoo Hwan et Go Eun Ha font tout l’intérêt du drama, et leurs scènes ensemble sont assez mignonnes pour donner envie d’avancer. La fin bâclée souffre beaucoup de la coupure de dernière minute (le drama été amputé de plusieurs épisodes) et ne résout pas les problèmes les plus importants, mais rien que pour les fossettes de Yoo Hwan et le sourire d’Eun Ha, c’est difficile de regretter d’avoir donné une chance à ce petit show.

L

  • Last Scandal of My Life (2008) – ❤

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Le Prince Charmant a foutu le camp avec la Belle au Bois Dormant

Difficile de faire une meilleure comédie romantique que Last Scandal. A la fois old school et irrévérencieuse, chaleureuse, touchante, jamais ennuyeuse. Les acteurs confirmés jouent à merveille ces personnages qui font les pitres et qui se laissent entrainer dans une histoire d’adolescents, avant de tomber vraiment, profondément amoureux. Ils ont un jeu d’une rare fraîcheur, et sont plus sincères que beaucoup de jeunes premiers (feu Choi Jin Shil, dont c’est le dernier rôle avant sa fin tragique, m’a beaucoup manqué depuis). Les trois derniers épisodes sont légèrement en dessous de la moyenne qualitative générale (qui augmente d’épisode en épisode), mais c’est dû au virage extrême que prend le scénario vers la fin, virage probablement too much ( avec une « révélation » dont on se serait bien passé) même s’il est relativement bien géré. La série se termine en beauté. A voir pour passer un bon moment, sans le flottement traditionnel à mi-chemin et les rivaux oppressants.

  • Legend of Hyang Dan (2007)

Twisted Fairy Tail

Et si Chun Hyang, du mythe éponyme, avait été une gamine insupportable ? Et si le noble Mong Ryong était tombé amoureux de son adorable servante, Hyang Dan ? Voilà ce que nous propose d’explorer cette charmante saynète en deux actes, où deux amants joués par de tous jeunes Seo Ji Hye et Choi Siwon, se cherchent et se trouvent dans le cadre splendide de la campagne de Joseon. Légendes et réalité se croisent entre des fantômes blasés et un chœur de demoiselles papillons. Un vrai délice.

  • Love Rain (2012) – ❤

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Heaven can wait

Je crois que je comprends mieux la vertu cathartique de ces vieux mélodrames, maintenant. Avec ce drama Yoon Suk Ho et Oh Soo Hyun offrent un très bel hommage empreint de nostalgie aux années d’or du genre. Tant pis si le drama suit la tradition de la romance tragique sud-coréenne à la lettre et accorde plus d’importance au style qu’à la substance. Sur le papier ce projet sonnait comme un désastre, et sur mon écran c’est devenu un poème.

M

  • Manny (2011)

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Be my Man..ny

Une RomCom toute mignonne et toute légère sous le format très agréable de 45 minutes par épisode. Les enfants sont mignons sans pour autant qu’on essaie de les faire passer pour des anges. Une série qui accroche facilement, très drôle et qui se regarde sans effort. L’humour est plus déjanté que ce qu’on a l’habitude de voir dans les Kdramas, et le personnage complètement barré de Janice jouée par une Byun Jung Soo déchaînée y est pour beaucoup. Tous les épisodes ne sont pas d’une qualité constante, mais Manny est un drama qui sait ce qu’il est et ce qu’il vaut, sans prétentions, et qui sait exactement comment charmer le public féminin. Les trois derniers épisodes son frustrants en ce qu’ils reprennent les clichés du genre qu’on croyait voir évités (16 épisodes pour ce scénario c’est trop), et j’aurais aimé que les adultes prennent des décisions plus matures. Oh well.

  • Mary Stayed Out All Night (2010)

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Look Here, Mr. Grasshopper. Summer is Over.

Le scénario à l’emporte pièce est sauvé par le triangle d’or : Moon Geun Yong/Jang Geun Seok/Ambiance Bohème. En fait il aurait suffit de tourner un drama sur des jeunes qui se rencontrent dans le quartier de Hongdae, ça nous aurait évité toutes les scènes ennuyeuses des personnages secondaires qui papotent pour faire avancer l’histoire, dont on se fiche pas mal (mention spéciale aux pères respectifs, prix des pires boulets de l’année). Nous avons à l’écran l’un des couples les plus charismatiques qui soit, avec une alchimie à toute épreuve, mais le drama a été honteusement bousillé par un changement de scénariste en plein milieux de l’histoire et à partir de là les intrigues bidons s’enchaînent (kidnapping ?!). Les scènes de notre couple préféré se font rares et leurs personnages perdent leur identité originelle. Du petit lait jusqu’à l’épisode 10, et ensuite une lente descente en enfer avec beaucoup d’incohérence jusqu’à un final un peu (mais pas assez) réconfortant.

  • Mawang (2007)

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Stuck in the Past

Le scénario est effrayant tant il est bien orchestré. Uhm Tae Woong, qui récupère un rôle ingrat et impossible à jouer, s’en sort honorablement. Joo Ji Hun est bluffant. La résolution de l’histoire est impressionnante, à défaut d’être vraiment satisfaisante. C’est le genre de drama hypnotisant qui rend obsessionnel, qui ne laisse pas tranquille avant l’ultime scène. Pour autant j’estime qu’on peut se détourner de Mawang car il verse un peu trop souvent dans une vision trop glauque de l’humanité, avec à la fin une incertitude sur l’identité du véritable « diable » du jeu (le voyeur), qui selon mon analyse personnelle n’est pas celui qu’on croit et reste vainqueur et impuni.

  • Melancholia (2021)

Critique

Amours platoniques et crise du système éducatif

Un exemple de drama souffrant d’une crise identitaire. Annoncé comme une romance interdite entre une jeune prof de math et son élève prodige, cette romance centrale n’a pas été assumée par la production, et en refusant de prêter le moindre désir à leur héroïne, ils se défilent et font de la romance une course-poursuite à sens unique frustrante voire malvenue. Autrement c’est une solide série sur le pouvoir salvateur ou destructeur de l’éducation selon la manière dont elle est pratiquée par les adultes, avec d’excellentes idées de mise en scène. 

  • Miss Kim Makes One Million (2004) – ❤

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Money Money Money…and Love

Ne vous laissez pas décourager par le style et l’image très datés de ce drama, il y a quelque chose de spécial derrière cette satire sociale aux faux airs de bluette, une ambiance désinvolte et un humour éclatant qui me rappelaient beaucoup le Jdrama Love Revolution, en mieux. Beaucoup d’humour, beaucoup de larmes, beaucoup d’amour. La quête du Million de Miss Kim, c’est un gros gâteau au chocolat à mordre à pleines dents, juste trop court. Gros bonus : la rivale est l’une des plus belle garce que j’ais pu voir, jouée par une spécialiste en la matière, et l’avantage c’est qu’elle le reste jusqu’au bout. Petit bémol : la passivité totale du rival de Park Goon, qui a autant de charme et d’énergie qu’une huitre avariée. Heureusement, Ji Jin Hee est assez charmant pour deux. A dépoussiérer !

  • My Country Calls (2010)

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Prend l’oseille et tire-toi !

Petite comédie d’espionnage oscillant entre action et romance tout à fait charmante grâce à une Lee Soo Kyung plus en forme que jamais, et face à elle Kim Sang Kyung et Ryu Jin qui jouent à qui fera la grimace la plus impayable. L’action est au rendez-vous, et chaque nouvel épisode apporte son lot de scènes comiques désopilantes. Le principal reproche que l’on peut faire au drama est l’inégalité de sa seconde partie (certains passages sont assez ennuyeux alors que toute la première partie du drama réussit à nous tenir en haleine), pas mal d’incohérences dans l’enquête principale et le manque d’alchimie entre les deux amoureux officiels du show. Sincèrement, sans Ruy Jin, je ne pense pas que j’aurais terminé la série. Pas si anodin que ça, My Country Calls est à voir pour les nombreuses scènes mémorables et hilarantes qui explosent gentiment quelques clichés. Et pour Ryu Jin.

  • My Fair Lady (2009) – DNF

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Poudre aux yeux

C’est l’une de mes plus grosses déceptions : j’ai attendu la sortie de ce drama pendant un an, pour un résultat dérisoire. J’aurais dû m’en douter mais en 2009 je ne savais pas interpréter les signes d’un projet-catastrophe : le drama a changé trente-six fois de nom, a embauché la majorité de son casting à la dernière minute, a modifié plusieurs fois les grandes lignes de son scénario, et s’est vu reporté à de nombreuses reprises. On le réalise assez rapidement, ce drama a été uniquement conçu pour exploiter la popularité de Yoon Eun Hye auprès du grand public après ses deux hits Goong et Coffee Prince. Le scénario est à la fois prévisible et bancal, et que ce soit la prise de vue, le montage, la musique, la mise en scène, tout est bâclé. Et surtout, la direction d’acteur est nulle. Mais au sens premier, c’est-à-dire inexistante. Vraisemblablement Yoon Eun Hye et ses partenaires ont été lâchés sur le plateau avec des instructions limitées, et sous nos yeux exaspérés tentent de donner de la cohérence à des rôles creux. Du coup, ils s’agitent. Les deux acteurs principaux cabotinent à mort (c’est à qui en fera le plus), et le pauvre Jung Il Woo se demande ce qu’il fait là. Seule Moon Chae Won s’en sort bien et fait preuve de sa remarquable capacité d’adaptation. Mais avec autant de défauts My Fair Lady devient rapidement impossible à regarder. Un conseil, épargnez-vous ce navet.

  • My Girl (2005) – DNF

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Ma chère cousine

Il fut un temps où My Girl était impossible à rater quand on était intronisé aux Kdramas. Je me souviens qu’il était difficile de trouver un seul “top 5 Kdramas” qui ne mentionnait pas My Girl. N’étant pas le moins du monde hermétique à la popularité de ces gros cartons internationaux et ayant déjà trouvé mon compte par ce biais avec Goong, je me suis dit que j’allais apprécier. Les deux premiers épisodes sont vraiment drôles, sympathiques et tout. J’ai tenu ensuite cinq épisode et puis…je me suis lassée. Au bout d’un moment je me suis rendue compte que je ne supporte pas Lee Da Hae, que Lee Dong Wook me laisse de glace, et qu’il n’était pas question que je subisse la partie « frustration/jalousie/révélations/je t’aime mais nous ne pouvons pas être ensemble mais au final on l’est quand même/ je m’en vais-scène d’aéroport etc. » alors que je ne ressens rien pour le couple principal. 

  • My Liberation Diary (2022) – ❤

Une bonne chose va t’arriver aujourd’hui

Un pur drama de tranche de vie suivant le quotidien d’une fratrie (un frère et deux sœurs), qui se sentent coincés dans une routine frustrante. La plus jeune en particulier s’enfonce dans le désespoir jusqu’à ce qu’elle prenne deux décisions drastiques, au travail et à la  maison. Les dialogues peuvent être parfois un peu trop soutenus en nous plongeant dans des discussions philosophiques qui manquent de naturel, mais c’est à peu près l’unique critique que j’ai à faire à ce petit bijou d’écriture et de réalisation. Le drama touche un niveau d’authenticité rarement atteint, si bien qu’il est difficile de se rappeler que ses personnages sont des héros de fiction. La réalisation ne cherche pas à nous en mettre plein la vue, simplement à nous faire rentrer dans leur intimité et leur quotidien, les acteurs (principaux et secondaires) livres des performances qui comptent parmi les meilleures de leurs carrières, et l’écriture est d’une franchise et d’une subtilité désarmante. Tous les personnages ont résonné en moi, si bien qu’en terminant le drama j’ai eu l’impression de perdre une partie de moi-même. Une chaude recommandation, surtout si vous avez aimé les travaux précédents de la scénaristes, My Mister et Another Oh Hae Young

  • My Name (2021)

Critique

Mlle Vengeance

Après deux excellents épisodes d’ouverture qui plantent le décor d’une histoire d’infiltration et de vengeance nerveuse et stylée, le drama donne le sentiment d’avoir brûlé toutes ses cartouches et devient de plus en plus prévisible et de moins en moins efficace, jusqu’à une conclusion qui laisse froid. A voir essentiellement pour la réalisation, l’action, et Park Hee Sun en baron de la drogue ultra  charismatique. 

  • My Name is Kim Sam Soon (2005) – ❤

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I love you as you are

Incontournable des romances de sa décennie. Kim Sun Ah dans le rôle de Sam Soon, la Bridget Jones sud-coréenne, est terriblement juste, Hyun Bin est à croquer, le couple secondaire sort des sentiers battus, et bien sûr on retient le message central sur l’acceptation de soi.

  • My Princess (2011)

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Vacances Romaines Coréennes

L’histoire classique de la jeune femme ordinaire (dans la mesure où on peut appeler Kim Tae Hee “ordinaire”) qui découvre qu’elle a du sang royal. C’ est le modèle parfait du drama trendy médiocre que j’adore sans réserves pour son couple principal. Je pourrais regarder sans jamais me lasser la princesse Lee Seol se chamailler avec son diplomate préféré. 

  • My Unfamiliar Family (2020) – ❤

Critique

J’ai mal à ma famille

Magnifique et bouleversante peinture d’une famille déchirée de l’intérieur par les non-dits et les traumatismes qui essaie de guérir petit à petit. Même si les thèmes abordés ne sont pas les plus attractifs, je vous la recommande chaudement.

  • Man of Honor/Glory Jane (2011)

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Hope is Now, Here

Objectivement ce drama au casting excellent (qu’il ne mérite pas) est l’une des pires daubes makjangesque que j’ai vu, subjectivement c’est un concentré de fun. J’aimerais que plus de dramas dotés de scénarios soaps s’en inspirent : au lieu de rester tout simplement médiocre, ni vraiment bon ni vraiment mauvais, on peut choisir de se jeter à corps perdu dans le ridicule et partir dans des délires d’un goût parfois douteux. C’est à prendre avec des pincettes, mais de manière surprenante un optimisme assez formidable se dégage de la majorité des scènes. On peut tout à fait décider de raconter des bêtises, mais on peut aussi le faire avec panache (avec en bonus le plaisir coupable du fauxcest entre de très mignons Park Min Young et Chun Jung Myung). En prenant cette voie, Man of Honor fait la différence et devient addictif. A noter que le drama est trop long (24 épisodes !) les derniers épisodes sont largement en dessous des autres et peuvent être zappés.

  • Monstar (2013) – ❤

Image Monstar

Wandering Stars

Le concept de ce musical drama est familier : des lycéens qui viennent de milieux complètement différents aux caractères diamétralement opposés vont se retrouver dans le même groupe de musique et se stimuler non seulement sur le plan créatif mais aussi sur le plan émotionnel. Jusqu’ici rien de très nouveau, mais c’est la manière dont ils vont se rapprocher et le charme de leurs histoires individuelles qui rendent le drama unique. Aucun personnage n’est négligé et chacun a droit à son développement, son petit moment de gloire. Les chansons sont particulièrement bien intégrées. Elle peuvent être des moyens d’exprimer ses émotions et de faire des déclarations, mais aussi de montrer sa résistance, d’illustrer un fantasme, d’apprendre des maths, de faire passer sa frustration, de se replonger dans le passé, de prouver son amitié, de rechercher la reconnaissance, etc. Le drama respire la musique, c’est l’énergie vitale des personnages, c’est leur voie de communication privilégiée, et j’ai rarement vu un drama musical en faire une utilisation aussi inspirée que Monstar. Bien produit, bien réalisé, un casting intelligemment choisi, c’est l’un des meilleurs dramas sur ce thème que j’ai vu. 

N

O

  • Oh My Baby ! (2020)

Critique

Jang Nara veut un bébé

Un cadre professionnel féminin et mature offre un contexte rafraichissant à cette dramédie sur l’infertilité et d’autres troubles et dilemmes auxquels les femmes font face (dépression post-partum, endométriose, tabou de la PMA, etc.). L’héroïne qui bosse pour un magazine ciblant les jeunes mamans a trois prétendants qu’elle envisage comme des candidats à la paternité, mais bien sûr les sentiments s’en mêlent et elle est trop attirée par le photographe canon qui ne veux pas s’investir dans une relation sérieuse. Une jolie galerie de personnages secondaires attachants complète le tableau. Un peu longuet ves la fin, sans que ça gâche le drama pour autant. 

  • Oh My Lady ! (2010)

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Marshmallow Chocolat-Fraise

C’est drôle ! C’est mimi tout plein ! Pourtant rien de très original, Chae Rim joue le rôle de la mère célibataire qui commence à lui coller à la peau, le scénario est une sorte de redite de Last Scandal en moins bien, le casting est assez quelconque. La véritable révélation de la série est Choi Siwon qui interprète une version rafraîchissante de la popstar égocentrique, et qui finit par porter le show sur ses épaules. Ça ne mange pas de pain, et c’est mignon sans être écœurant. On peut reprocher néanmoins au drama une certaine mollesse générale qui se fait plus durement sentir vers la fin : on quitte les personnages avec plus d’indifférence que de tendresse. Peut-être que mener de front un amour impossible et une comédie père/fille était trop, surtout que la relation entre Min Woo et Ye Eun passe au permier plan alors que le drama était vendu comme une comédie romantique. En résumé, un drama trop inoffensif mais très mignon qui fonctionne grâce à Choi Si Won.

  • Our Beloved Summer (2022) – ❤

Critique

Nos plus immatures années

Une belle histoire d’amour intemporelle qui joue avec les perspectives pour mettre en scène un couple chamailleur aux personnalités opposées, rapproché initialement par un documentaire. Dix ans plus tard, à l’occasion d’un nouveau documentaire sur leur vie quotidienne, les jeunes gens ont l’occasion de faire un peu d’introspection, de comprendre pourquoi leur couple n’a pas fonctionné, et de savoir s’ils ont encore une chance. Très bien réalisé, finement écrit, brillamment interprété, c’est un petit joyau mêlant tranche de vie comique et romance émouvante. 

P

  • Painter of the Wind (2008) – ❤

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Portrait of a Beauty

Cette série merveilleuse est en deux mots : belle et intense. Les acteurs se font artistes, les plans sont conçus comme des tableaux…un régal pour tous les sens. Même si la tragédie n’est jamais loin, la joie de vivre l’emporte souvent sur le reste. Une ode à la vie, symbolisée par le souffle du vent. Moon Geun Yong et Moon Chae Won jouent des rôles majeurs de leur carrière. Visuellement et artistiquement impressionnante, l’harmonie de la série est tout de même troublée par la nécessité de clôturer l’histoire vers la fin. On n’évite pas certaines maladresses et le tragique domine un peu trop dans les derniers épisodes. Néanmoins voilà sans doute l’une des meilleures séries de 2008. Et puis un sageuk aussi sensible, osé, réaliste, interprété si brillamment…on n’en voit pas tous les jours.

  • Personal Taste (2010)

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Chacun ses goûts

Sorte de redite de Full House doté d’un twist qu’on trouverait aujourd’hui désuet (Lee Min Ho fait croire à Son Ye Jin qu’il est homosexuel pour qu’elle l’accepte comme colocataire), tous les ingrédients sont réunis dans Personal Taste pour en faire une excellente comédie romantique, tout à fait charmante, qui se paie le luxe d’une actrice formidable et d’un jeune premier à croquer. Tant que le ton général reste comique et léger, le drama fonctionne, mais dès qu’on passe dans le registre du drame, la série montre ses faiblesses. Et si la première partie est plutôt osée, jusqu’à une scène de réconciliation mémorable (le fameux « game over ») le reste est somme toute désagréablement conventionnel jusqu’à une fin tristement décevante. Un soufflé qui retombe aussi vite qu’il avait gonflé.

  • Playful Kiss (2010) – DNF

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La magie d’Hang In Roi opère encore une fois, et a bien failli me convaincre de regarder en entier cette romance aux allures de conte de fées. N’ayant jamais vu les autres versions d’Itazura na Kiss le scénario simplissime ne m’a pas dérangée plus que ça, même si il confine les seize épisodes (sans compter les sept SP sur youtube !) à une répétition des intrigues lassante. Jung So Min est adorable, mais c’est Kim Hyun Joong en héros robotique et fade qui m’a fait décrocher. 

  • Prime Minister and I (2014) – DNF

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Mille et une nuits à la Maison Bleue

Lee Beom Su et Yoona forment un excellent couple chamailleur malgré la différence d’âges et l’écart considérable d’expérience, et cette alchimie inattendue a provoqué un enthousiasme que le drama méritait…du moins au début. L’histoire est très classique et a déjà été racontée plusieurs fois : un homme d’Etat a perdu sa femme et a besoin d’une présence féminine à ses côtés pour plusieurs raisons (son image publiques, ses enfants, et éventuellement pour lui-même). Problème : la femme qui arrive chamboule tout, dans son foyer puis dans son cœur. Malheureusement Prime Minister est trop long (encore un exemple de drama qui aurait fonctionné à merveille avec 12 épisodes et qui s’étiole en faisant plus), et surtout décide d’abandonner son couple principal à mi-parcours au profit d’autres conflits parasitaires dont personne ne voulait. J’ai avalé les dix premiers épisodes avec plaisir parce qu’ ils me rappelaient pourquoi j’aime ces histoires de princesse captive à la Goong qui doit se conformer à son environnement strict et qui finit par le modifier profondément, mais je ne m’attendait pas à ce qu’ils décident soudain de ne pas tenir les promesses de leur propre concept. 

  • Prosecutor Princess (2010) – ❤

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Clueless

La réponse coréenne à Legally Blonde, Prosecutor Princess suit les aventures de Kim So Yeon en jeune procureur déjantée et un peu naïve, mais très débrouillarde et déterminée. Elle tombe amoureuse d’un avocat louche joué par Park Shi Hoo (avec qui elle a un passé commun compliqué, évidemment) et se retrouve impliquée dans une enquête de corruption touchant de près sa famille. C’est le drama qui m’a fait découvrir Kim So Yeon, pour qui j’ai gardé depuis une immense affection. Etudiante en droit à l’époque, j’ai adoré son personnage de qui je me suis sentie proche. C’est elle qui m’a donné envie de me couper les cheveux à longueur d’épaules, et c’est encore aujourd’hui ma coupe de base. Et la romance était renversante, passionnée et passionnante (je ne peux plus revoir ce drama à cause de mon aversion pour Park Shi Hoo suivant son scandale, et c’est bien dommage). 

Q

  • Que Sera Sera (2007) – ❤

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Ne me Quitte pas

Ce drama est une bombe à retardement. Ça commence doucement mais les événements s’enchaînent rapidement et avant qu’on ait pu s’en rendre compte on arrive au centre de la série avec une scène poignante qui vous hantera longtemps. La suite est plus lente, plus douloureuse aussi jusqu’à la « libération » finale qui nous laisse exténués. Eric Moon est très bon (surprenant même pour une idole convertie en acteur), et l’on sent tout de suite que Jung Yumi est une actrice au grand potentiel, déjà arrivé au stade où elle s’efface pour faire vivre son personnage. Attention, le scénario n’hésite pas à aller à l’encontre des attentes du spectateur, il faut être capable de prendre une certaine distance avec l’histoire pour ne pas avoir des envies de meurtre. Fans de bluettes, passez votre chemin, mais si vous cherchez une vraie comédie humaine passionnée et grinçante, jetez-vous sur Que Sera Sera…

R

  • Résurrection (2005) – ❤

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Va, Cours, Vole et me Venge

Un classique. Uhm Tae Woong a été révélé par ce rôle schizophrénique est impressionnant, le scénario est d’une qualité habituellement réservée au cinéma, machiavélique et bien ficelé, le suspense et le rythme sont soutenus jusqu’au bout.

  • Road Fighter/Fight (2008)

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Alive !

Une série initiatique où des hommes se battent pour rester vivants, protéger ceux qu’ils aiment et trouver la force d’être d’honnêtes gens dans la vie de tout les jours. Les 8 épisodes se regardent vite, c’est très bien écrit, réalisé, et joué, et c’est un bon moyen pour un/une fan de cinéma d’action coréen de faire la transition vers le petit écran.

  • Romance Town (2011)

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Les jeux de l’amour et du hasard

Un mélange piquant de tranche de vie, de satire sociale et de romance classique. Le tout est bien dosé, chaque épisode est riche en rebondissements. C’est imprévisible, divertissant, poignant : un Kdrama « complet », comme je les aime, sans oublier le travail soigné de l’équipe de réalisation. Il s’agit principalement d’une peinture sociale qui traite du rapport entre riches familles et gouvernantes, et de l’étude de l’effet boule-de-neige d’un événement qui met à l’épreuve l’intégrité des uns et des autres tout en bousculant l’ordre hiérarchique instable de la communauté. Les personnages sont parfois frustrants et ne prennent pas toujours les meilleurs chemins pour arriver à leurs fins, mais c’est ça qui les rends attachants. J’ai beaucoup aimé comment la fin tourne en dérision l’objet principal des désirs de chacun (le ticket qui symbolise l’argent facile), et ramène tout vers l’essentiel, les relations humaines.

  • Rooftop Prince (2011)

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Meet the Rooftop Family

Une romance originale qui défie le temps avec de l’aventure, de l’humour, des mystères, une famille farfelue adorable et deux amoureux qui apprennent à se (re)connaître et à compter l’un sur l’autre jusqu’au sacrifice ultime. Le casting est parfait, mention spéciale à Han Ji Min et ses quatre “mousquetaires” qui délivrent des performances hilarantes. La réalisation est superbe, et c’est le scénario qui présente des faiblesses de fond lorsqu’il aborde les intrigues parallèles. Néanmoins le scénariste ne perds jamais le Nord et l’excellente fin ouverte apporte une nouvelle lumière sur les précédents conflits. Le soin apporté aux détails, aux symboles et aux métaphores est bluffant. Un drama beaucoup plus riche qu’il n’y paraît qui touche juste malgré les erreurs de débutant.

Royal Family (2011) – DNF

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Les prisonnières

C’était vraiment bien parti, cette histoire de revanche au féminin, ces catfights épiques, ces dialogues fins, cette réalisation sobre et élégante, et avec l’aide du casting de haute volée (Yum Jung Ah et Kim Young Ae en tête) le mélodrame avait des chances d’attendre un excellent niveau. J’ai découvert Ji Sung grâce à lui, et l’ambiance étouffante de cette prison dorée qu’est le groupe JK était fascinante. Royal Family aurait été un formidable huis-clos explosif, si seulement ils n’avaient pas choisi de faire ressurgir du passé un sentiment qui petit à petit vient infecter l’intrigue : la culpabilité. L’héroïne a des remords, et la relation potentiellement sulfureuse entre elle et son jeune protégé ne va nulle part. C’est là que j’ai pris mes clics et mes clacs et dit adieu au drama, et apparemment j’ai bien fait puisque la seconde partie et la fin sombrent dans cette histoire de Faute, où une femme victime de la corruption de la société doit payer ses erreurs au prix fort. J’applaudis si vous faites du makjang avec distinction, mais ayez au moins le bon goût de nous éviter le moralisme.

Running Gu (2010)

Run Gu, Run !

Ce n’est certes pas un chef-d’œuvre, mais ce serait bête de passer à côté. Les situations tragiques sont souvent un peu trop téléphonées, mais ça n’empêche pas cette mini série d’être subtile dans l’analyse des sentiments et les portraits des personnages. Pas une seconde d’ennui, Running Gu vaut définitivement le coup d’œil, rien que pour l’énergie de ses jeunes acteurs (Baek Sung Hyun, Yoo Yeon Seok et Park Min Young en pleine forme), et ce ton candide rafraichissant que certains dramas arrivent à créer quand ils ont un format court et ne se prennent pas trop la tête. Une délicieuse surprise. 

S

  • School 2021 (2021)

Critique

Mon premier coup de cœur pour une série de l’anthologie “School”. Je ne pense pas que c’est la meilleure et j’ai eu un peu de mal à la terminer à cause de quelques défauts d’écriture et sa baisse de régime à la fin, mais je trouve qu’elle déborde de charme, de sincérité, et d’innocence. 

  • Secret Garden (2010) – DNF

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Ciel, mon body !

Un drama sur le body-swapping qui a relancé la carrière de Kim Eun Sook, à mon avis pour le pire, vu que depuis on ne compte plus l’argent et le talent mis au service de ses scénarios, à mon sens largement sur-estimés et douteux sur le fond. Quand le drama est sorti il a connu un impressionnant retentissement international, mais je n’ai jamais compris ce que le public lui trouvait. Le héros était insupportable, l’humour était téléphoné, et l’histoire d’amour entre les protagonistes me mettait très mal à l’aise. Aujourd’hui le consensus général a rejoint le mien pour dire que le drama est problématique. Après je ne juge personne, tout le monde et moi la première a plusieurs dramas chéris bourrés d’éléments problématiques qui vieillissent mal à mesure que les mentalités évoluent, et c’est juste que celui-là m’a particulièrement déplu. 

  • Shark (2013)

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Bloup bloup bloup

Je voulais aimer Shark, le troisième volet de la vengeance supposé succéder à Resurrection et Mawang, et j’ai aimé la première partie et leur manière d’essayer quelque chose de nouveau avec l’héroïne en lui donnant un rôle central et actif. Mais le problème repose dans l’écriture du héros. Ses motivation étaient trop pauvres, et vers la fin sa vengeance se transforme en martyre volontaire. J’avais envie de lui dire de rentrer chez lui, de prendre un bon chocolat chaud et de se demander sérieusement si tout cela valait la peine. Spoiler : non.

  • She Was Pretty (2015)

SWP

Double rebound

Une comédie romantique sur une femme qui a perdu ses privilèges et sa popularité, terrifiée de décevoir son premier amour, qui entre temps a fait carrière. Il n’y a pas énormément de conflits à résoudre (il a besoin de se détendre et de surmonter son obsession pour le passé, elle a besoin de reprendre confiance en elle) mais le drama tient sur la longueur grâce à quatre personnages principaux très charmants, et aussi très drôles. Hwang Jung Eum a une excellente alchimie avec chacun d’entre eux, et le couple qu’elle forme avec Park Seo Jun est tellement adorable et naturel qu’il met du baume au cœur à chaque petite interaction. C’est un modèle de romance réconfortante.

  • She Would Never Know (2021)

Critique

Rouge à lèvres et séduction

Une romance citadine qui s’épanouit dans le milieu pro du maquillage entre un jeune commercial en apprentissage et sa senior. C’est un show qui doit beaucoup à son atmosphère et à sa réalisation (notamment, un magnifique travail sur la lumière et la photographie qui subliment beaucoup de scènes), et au charme de ses acteurs principaux, mais j’ai également trouvé son écriture particulièrement solide et même étonnante de délicatesse à certains moments. Il faut l’admettre, les premiers épisodes peuvent rebuter en raison d’un démarrage très théâtral qui peut laisser penser que le reste du show sera très dramatique avec un carré amoureux central trop classique, mais le show évite les uns après les autres la plupart des écueils qui l’auraient fait échouer sur les rives du mauvais goûts et de la médiocrité, et fait évoluer ses personnages de manière touchante et juste. C’est mature et classe, on en redemande.

  • Sign (2011)

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Le dernier message

Ce n’est certainement pas le meilleur drama policier ou médical que j’ai vu, mais il faut persévérer un peu pour découvrir une série très attachante, qui marque l’arrivée de la scénariste Kim Eun Hee (dont la carrière a décollé peu après avec Signal et Kingdom). Après une entrée en matière trop pompeuse le scénario s’avère de plus en plus intéressant et les enquêtes s’enchaînent rapidement. Arrivé au milieu vous êtes complètement embarqué avec les personnages, arrivé aux trois quarts vous êtes accro, arrivé à la fin vous en voulez plus. C’est l’un des rares Kdramas pour lesquels je n’aurais pas dis non à une ou deux saisons supplémentaires.

  • Snow White (2004)

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Full House au rabais

J’ai quand même avalé la moitié du drama en deux soirées, avant de sentir l’épuisement gagner le scénario. Les premiers épisodes sont drôles et rafraîchissant, mais le casting principal laisse à désirer. Lee Wan est charmant mais il n’est pas Rain, Kim Jung Hwa a de l’énergie à revendre mais elle manque de charisme, et à l’époque d’expérience. Au début leur couple était sympathique, mais arrivé à la moitié du drama ils deviennent passablement rabat-joie tandis que leurs rivaux joués par Yeon Jung Hoon et Oh Seung Yoon sont beaucoup plus attachants. La petite guerre revancharde menée par l’héroïne contre sa rivale plus drôle que méchante m’a dégoûté de son personnage, qui s’enferme dans son statut de victime et blâme les autres sans se remettre en question. Passez votre chemin, ça a très mal vieilli.

  • Soulmate (2006) – ❤

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I Was Made for Loving You Baby, You Were Made For Loving Me

Spirituel, sexy, moderne pour son époque, tout en restant follement romantique. Un montage de pro, des fous rires en perspective, des dialogues qui font mouche et un casting plus qu’alléchant. Un OST inoubliable, grâce à l’impressionnante culture musicale très éclectique du réalisateur. Bref, c’était ze série romantique dans le vent quand elle est sortie, et elle m’a initiée à ce que je considère comme de la comédie romantique “alternative”, plus chill et décomplexée, celle que le câble a pour habitude  de produire maintenant. La seule chose qui fait que cette série n’est pas parfaite est sa fin prématurée. Il y aurait dû y avoir une seconde saison, mais en raison du faible audimat, elle a été annulée…

  • Spy Myung Wol (2011)

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My Girlfriend is a Spy

Une solide comédie noire inattendue et délicieusement loufoque qui a été malmenée par les rumeurs et le “drama derrière le drama”, rattrapée par le temps puis étendue histoire de prolonger la torture. C’est triste qu’elle soit restée dans les mémoires comme un désastre parce que la première partie est le combo idéal entre comédie, action et romance improbable et dangereuse particulièrement sexy grâce à Eric et Han Ye Seul.

  • Still, Marry Me (2010)

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You go girls !

L’arrivée rafraîchissante en Corée du Sud de la comédie/romance chorale citadine et branchée qui donne la parole aux femmes et met en valeur leur amitié. Le trio d’actrices sur lequel est centrée l’histoire n’aurait pas pu être mieux choisi, et la série est meilleure d’épisode en épisode. Seul bémol : la fin arrive trop vite et paraît un peu brusque.

  • Strongest Chil Woo (2008) – DNF

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Bim boum paf 

Ce sageuk penche vers le nanar : un casting qui rivalise de cabotinage entre sur-jeu ahurissant et sous-jeu surréaliste (seul Yoo Ah In est sérieux, à tel point qu’il semble sortir d’un autre drama), une obsession du scénariste pour les histoires de veuves et d’orphelins trèèès manichéennes, des effets spéciaux du dernier ridicule (mention spéciale aux séances de transformation et au fouet enflammé) et de purs moments d’absurdité totale comme les « plans poules » des premières scènes qui sont entrés dans la légende. C’est d’une naïveté touchante et les premiers épisodes sont à la fois attachants et fascinants. Néanmoins ils ne parviennent pas à maintenir ce degré de folie pure pendant tout le drama et quand l’intrigue sérieuse rattrape nos justiciers du dimanche, Strongest Chil Woo devient très poussif. Je regarderai peut-être la suite un jour, il paraît que l’absurdité enfantine et le rythme dynamique des premiers épisodes revient un peu vers la fin.

  • Sungkyunkwan Scandal (2010) – ❤

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Be a man ! Mysterious as the dark side of the moon…

Sungkyunkwan Scandal est une série qui mixe les genres avec talent. La reconstitution historique, la comédie romantique, le drame politique et le travestissement, tout cela avec des airs de teenage movie. Cette recette sucrée-salée est risquée, mais en l’occurrence le drama réussit là où d’autres se seraient cassé la figure. Les acteurs sont encore jeunes mais pleins de charisme, portés par des dialogues subtils et une histoire fouillée. Mais ce que le drama maîtrise à la perfection, c’est le rythme : pas de temps mort, pas de scène inutile, tout avance très vite et un seul épisode peine à contenir tant de matière. Le romanesque, le dramatique, l’humour, tout est bien dosé.

T

  • Tamra The Island (2009) – DNF

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Deux mots : Team William. Oui, nous existons.

  • That Winter the Wind Blows (2013) – ❤

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La plus catastrophique des arnaques

Pour sa dernière grosse escroquerie, le héros décide de se faire passer pour le frère disparu d’une riche héritière aveugle, dont il tombe amoureux. Ce qui m’a le plus fascinée ce n’était même pas l’histoire d’amour, mais le passé et le parcours de l’héroïne, sa relation complexe avec sa belle-mère (qui n’est jamais exactement ce que l’on croit qu’elle est) et sa grave dépression. La psychologie du héros était moins intéressante et moins bien développée, mais ce qui valait le coup c’était de le voir évoluer de délinquant autodestructeur à adulte responsable pour protéger sa poupée qui fait non. Et c’est superficiel, mais j’admet que je suis faible devant de beaux visuels, de beaux acteurs et un sublime OST instrumental. That Winter est une expérience presque plus sensuelle qu’intellectuelle. C’est aussi l’un de ces rares mélos où je peux comprendre pourquoi les personnages se font autant de mal à eux-mêmes et aux autres, et où je peux ressentir de l’empathie pour eux.

  • The City Hall (2009)

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Aventures municipales

Le scénario est difficile à suivre au début et on s’ennuie un peu, car l’intrigue principale est un peu longue à s’installer. Mais une fois qu’on est rentré dedans, c’est pour ne plus en sortir. Les acteurs sont très bons, le réalisateur a voulu jouer la carte de la sensualité avec plus ou moins de succès, mais la plupart du temps ça marche bien. Kim Sun Ah est surprenante, c’est son meilleur rôle et le plus marquant depuis Kim Sam Soon tandis que Cha Seung Won est l’incarnation du charisme. Au niveau du scénario (amour et politique), c’est différent de ce qu’on a l’habitude de voir mais le jeu en vaut la chandelle, oh que oui !

  • The Duo (2011) – ❤

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Les héros de la vallée du dragon

L’histoire classique du pauvre et du prince qui changent de rôle, pour une réflexion inédite et profonde sur les classes sociales et le poids de la naissance sur le destin des hommes. Filmé avec art et écrit par une scénariste de renom, ça donne quelque chose de nouveau et de poignant, et remet à zéro les compteurs de tout ce qu’on avait déjà vu sur le thème. Si les jeunes acteurs font preuve d’un professionnalisme et d’un talent hors du commun, les adultes qui les remplacent mettent un peu de temps avant d’incarner leurs rôles avec conviction. L’ensemble est porté par un vent épique, une subtilité peu commune et une mise en scène soignée qui fait de ce drama une œuvre achevée. Un incontournable, et sans hésitation l’un des plus beaux sageuks qu’il m’ait été donné de voir.

  • The Equator Man (2012)

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When you see my face, Hope it gives you Hell

Des bonnes idées, une approche inédite du thriller qui s’apparente plus à une guerre des nerfs qu’à une véritable vengeance privée, mais le résultat est trop long, trop pompeux, trop répétitif et même parfois laborieux. La première partie est très intéressante même si l’immersion est difficile, tandis que la seconde devient vite un vrai cauchemar à regarder. L’intrigue tourne en rond, les personnages parlent beaucoup mais agissent peu (jamais je n’ai vu un drama avec autant de joutes verbales) et surtout on est envahi par le sentiment qu’il ne se passe rien. Je suis contente de l’avoir terminé, mais d’un autre côté je ne vois pas bien à quoi ça m’a avancée.

  • The Good Detective (2020)

Critique

Injustice

Un cop show aux thèmes forts (peine de mort, corruption de la police, de la justice et de la presse…), très bien réalisé et interprété, mais malheureusement tiré vers le bas par une écriture trop souvent maladroite et inconsistante. Le drama vaut le détour essentiellement pour les performances de Son Hyun Joo, d’Oh Jung Se et de Jang Seung Jo qui a beaucoup d’alchimie avec les deux, mais l’intrigue de fond est desservie par un scénariste qui se prend les pieds dans son code moral et distribue inexplicablement des rédemptions à des personnages qui ne les méritent pas…

  • The Guest (2018)

Critique

PARK IL DOOOOO

Même s’il a quelques épisodes de trop, ce drama n’en reste pas moins très efficace, bien réalisé, bien interprété, et haletant (presque) tout du long. C’est un mélange classique d’exorcisme, de mystère, d’horreur et d’enquêtes criminelles qui réussit à faire frissonner le spectateur. On sent qu’ils se retrouvent à court de twists à la fin, et les personnages ne sont pas très profonds, mais ça ne les empêche pas de finir en beauté l’intrigue principale.

  • The King’s Affection (2021)

Critique

Un joli fusion sageuk romantique à souhait, bien interprété par de jeunes acteurs charmants et talentueux (en particulier Park Eun Bin, une révélation en princesse au destin brisé qui doit se faire passer pour un homme et régner à la place de son frère), et aidé par une très belle réalisation. Le scénario très premier degré est étiré sur trop d’épisodes. Je le recommande, mais soyez généreux sur l’avance rapide vers les épisodes 16 à 19.

  • The Moon Embracing The Sun (2012) – DNF

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Ciel vide

Un sageuk qui partait avec d’excellents ingrédients : une solide base littéraire, une réalisation enchanteresse, un jeune casting très prometteur. Les cinq premiers épisodes portés par des acteurs adolescents particulièrement talentueux fonctionnent très bien, mais malheureusement, une fois passé l’ellipse temporelle, le charme disparaît et les lacunes du scénario enchaînent le drama dans une routine lassante. C’était une très mauvaise idée d’engager une actrice médiocre comme Han Ga In dans le rôle principal, d’autant plus que toute l’intrigue tourne autour de son personnage. Enfin, le principal problème réside dans l’adaptation du scénario originel qui efface tout ce que ce dernier avait d’intéressant et de subtil. Nous sommes laissés avec des caricatures d’intrigues politiques bourrées d’incohérences, et le ton anachronique qui aurait pu être exploité avec habileté comme l’avait fait Sungkyunkwan Scandal est ici très déplacé. Au final, une jolie coquille vide.

  • The Princess’ Man (2011) –

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Sweep me Off my Feet 

De sublimes décors, costumes et instrumentaux pour une romance tragique à grande échelle. C’est bel et bien de Tragédie qu’il s’agit avec un grand « T ». Jeux de masques et de miroirs, intrigues politiques fratricides, mariages forcés, assassinats et exils s’enchaînent comme autant d’obstacles que nos amants interdits doivent franchir. Les intrigues politiques sont parfaitement imbriquées avec l’histoire d’amour centrale, et nous avons réellement l’impression que nos héros ne sont que des pièces sur un échiquier stratégique et impitoyable qui détruit tout sur son passage. Moon Chae Won, Park Shi Hoo et les autres surpassent leurs performances précédentes pour nous livrer du grand spectacle. Pour moi, un rêve devenu réalité.

  • The Perfect Neighbor (2007)

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Commérages

Une série grinçante sur les rapports de voisinages infectés par les racontars et dominé par les cercles des femmes aux foyer qui passent leur temps à reluquer le gigolo du coin, quand elles ne sont pas en train de dire du mal des autres. Heureusement Bae Doo Na et Kim Seung Woo ne sont pas les premiers acteurs venus, et apportent une touche de fraîcheur salvatrice qui empêche le drama de devenir trop imbuvable. L’enquête autour de la sombre histoire de meurtre qui concerne plus de personnages qu’on ne le croit patauge, et n’apporte pas la tension espérée. Après une première partie inégale mais parsemée de petits moments touchants et agréables, le drama change de ton et sombre dans le mélo à tendance glauque.

  • The Secret Life of My Secretary (2019)

Critique

L’amour au premier regard

Une bonne vielle RomCom remplie de repère familiers (héroïne vaillante qui se laisse trop marcher sur les pieds et qui tombe amoureuse de son patron, jeux de masques,  malentendus, etc.) qui se démarque par son adorable casting, sa jolie réalisation, et l’alchimie du couple principal. L’écriture du scénario est maladroite, mais bien intentionnée, et fait mouche plus souvent qu’elle ne rate le coche. 

  • The Slingshot/Story of a Man (2009) – ❤

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L’histoire d’un homme

La seule série qui à ce jour m’a fait embrasser mon PC à la sortie d’un épisode. Une dream team d’hommes séduisants et talentueux cherche à vaincre un homme fou et pervers obsédé par le pouvoir. Imprévisible, cette série est une valeur sûre. Elle s’attaque à la gentrification immobilière, à une époque où le sujet n’était pas encore si débattu que ça. Pas de concessions non plus pour la corruption et la dégénérescence des élites, on est bien dans un drama de Song Ji Na. Enfin la magie du réalisateur est d’avoir su rendre la série…cool. Définitivement cool.

  • Time Between Dog and Wolf (2007) –

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Agent gris perdu en eaux troubles

Largement inspiré par l’âge d’or du polar d’infiltration Hongkongais, ce drama haletant et oppressif colle à la peau. Il permet de découvrir les jeunes Lee Jun Ki et Jung Kyung Ho, encore au début de leur carrière. Les décors sont superbes grâce à un budget à la hauteur des ambitions du réalisateur, le casting parfait, le suspense insoutenable. C’est le scénario du héros torturé et vengeur dans toute sa splendeur.

  • To the Beautiful You (2012)

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Retour aux source

L’adaptation d’HanaKimi qui (selon moi) a le mieux rendu le triangle Sano/Mizuki/Nakatsu. C’est suprêmement candide (voire crétin) et souvent superficiel, mais la première partie est très divertissante, et la seconde réussit à toucher sur des thèmes pas forcément attendus au vu du scénario. En dehors de l’histoire d’amour on s’intéresse au dépassement de soi, et si seulement le drama était moins manufacturé comme un produit commercial à exporter (ces fichus placements produits n’ont jamais été aussi parasitaires) je pense qu’on aurait pu avoir quelque chose de plus authentique. Quoi qu’il en soit même si l’intention est là ce n’est certainement pas le tremplin à idoles qu’on pouvait s’imaginer, la SME a mis le paquet côté production et on sent que le scénariste a vraiment lu le manga et compris ce qui fait son charme (l’histoire de trois ados qui cohabitent dans un internat et qui tombent amoureux). Certainement pas indispensable, mais un bon choix si vous êtes nostalgiques des shoujos de cette période là. On y voit de tous jeunes Kang Ha Neul et Lee Hyun Woo, et la regrettée Sulli dont c’est le rôle le plus conséquent sur le petit écran. 

  • Triple (2009)

Où l’on badine avec l’amour

Ce drama ambitieux mêlant sport, tranche de vie et cohabitation, programmé pour être un hit, a été l’une des plus grosses déceptions de l’année 2009. Tout n’est pas à jeter, mais c’est peu dire que l’on en attendait plus de l’équipe aux commandes de l’inoubliable Coffee Prince ! Dommage car tout y est, sauf le plus important : l’histoire, la dramaturgie. Le scénario patine, les choses deviennent intéressantes trop tard. En clair, ça ne va nulle part. J’ai du mal à trouver des bonnes raisons de le voir en dehors de son casting cinq étoiles (Lee Jung Jae, Lee Sun Kyun, Yoon Kye Sang, Lee Ha Na, Song Jong Ki…). Vers la fin l’histoire est tellement disloquée que chacun peut choisir son couple préféré et regarder exclusivement leurs scènes (pour moi : Yoon Kye Sang et Lee Ha Na). La preuve qu’une esthétique excellente ne fait pas un bon drama. Reste cette ambiance badine si agréable que l’on aimerait voir plus souvent habiter nos écrans.

  • True Beauty (2020)

Critique

Pour survivre au lycée, avance masquée

Adaptation du célèbre webtoon, c’est une très mignonne romance type “revanche de la nerd” où une lycéenne brimée change son image grâce au maquillage. Sa réussite doit beaucoup à la réalisation experte et créative de Kim Sang Hyeop, au charisme de Moon Ga Young et aux situations comiques hilarantes desquelles les acteurs tirent le maximum. Le discours de fond du drama sur le terrible impact des médias et des réseaux sociaux sur l’image de soi des ados et leur santé mentale ajoute un niveau de lecture plus profond à l’ensemble. 

  • Two Weeks (2013)

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Cours pour toi, cours pour ta famille

Pauvre Jang Tae San ! Le héros n’a pas une seconde de répit dans cette course-poursuite effrénée entre un père qui veut sauver sa fille malade à tout prix et les criminels qui le traquent. Malgré quelques hics, Two Weeks est sobre et efficace sur la forme, cohérent sur le fond, et surtout il le reste jusqu’à la fin. C’est un drama entièrement concentré sur *un* concept, et déterminé à aller jusqu’au bout sans prendre de détours. Certes les intrigues manquent de profondeur, mais la capacité du drama à toujours challenger le statu quo des personnages m’a laissé une forte impression.

U

V

  • Vampire Prosecutor (2011)

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Nan, Vampire Kom Sah Da

Ce coup de maître d’OCN est un cop show fantaisiste qui utilise la créature du vampire sans trop verser dans la mode occidentale « emo sexy et torturé » (l’héritage d’Entretiens avec un vampire est coriace). Le vampire n’est pas l’épicentre du désir mais plutôt un drôle de justicier snobinard et sarcastique aux méthodes pas plus extrêmes que celles de ses coéquipiers humains. Le bleu de ses yeux reflète parfaitement son attitude flegmatique et détachée, même si de temps en temps des éclats  de sensibilité jaillissent brutalement. Les enquêtes sont inégales, mais dans l’ensemble elles sont originales et construisent avec habileté un final digne des meilleurs films d’action. La réalisation pleine de bonnes idées, le rythme saccadé maîtrisé et la bonne ambiance de groupe donnent envie de revenir pour en voir plus.

W

  • What’s Up (2012)

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Now is Our Time

Une belle histoire d’amitié et de dépassement de soi, parfois dure, parfois drôle, parfois tendre, sur un groupe de jeunes rêveurs désaxés qui reprennent confiance en eux grâce aux méthodes peu orthodoxes de leur professeur. Le casting a donné sa chance à de jeunes talents (Kim Ji Won, Jang Hee Jin, Jo Jung Suk, Im Joo Eun, Im Joo Hwan) qui n’étaient pas si connus à l’époque, et tire le maximum de leurs capacités. C’est un projet qui me tenait particulièrement à cœur, que j’ai attendu très longtemps, et au bout du compte il a même réussi à me surprendre. Le scénario de Song Ji Na est impeccable et touche exactement au bon endroit pour rendre de manière subtile les émotions propres à cet âge délicat où tout est encore possible. C’est un des rares Kdramas qui comprend vraiment ce qu’est une comédie musicale et qui exploite bien le concept, même si de manière assez évidente ils n’ont pas pu mener jusqu’au bout leurs ambitions et ont dû se contenter de moyens limités pour tourner les derniers numéros. L’OST est représentatif de l’ambiance à la fois tendue et chaleureuse de l’ensemble, porté par les belles voix du casting.

  • What’s Up Fox ? (2006)

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Does your noona know that you’re out ?

A la fois très sexy et très mignon (Chung Jung Myung est à blâmer), avec un côté réaliste : les responsables de Kim Sam Soon n’ont pas perdu la main. Deux acteurs principaux professionnels et décoincés, un plaisir à suivre. Rien de bien folichon au niveau du scénario. Il faut prendre son temps pour le regarder, et surtout persister, car le drama est un peu lent à démarrer. Mais une fois que c’est parti, c’est parti ! La qualité est constante jusqu’à la fin, et pour ne rien gâcher, c’est tordant. Si vous avez un faible pour le twist de la différence d’âge, vous êtes à la meilleure enseigne du coin.

  • White Christmas (2011)

Crise d’identité

Une intéressante étude de la fragilité adolescente et de ses grands tourments. Le drama commence par une brillante entrée en matière et met en exergue les différents conflits et non-dits qui enveniment l’atmosphère étouffante de ce quasi huis-clos. Mais à partir du tournant central le scénario opte pour des développements plus violents qui peuvent dérouter voire décevoir. J’ai adoré la première partie, et je me suis ennuyée ferme pendant la seconde. A vous de juger.

  • When Spring Comes (2007) – DNF

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Pot-pourri

Ce n’est pas mauvais, mais c’est l’un de ces dramas qui souffrent d’un gros problème d’identité. Difficile de déterminer s’ils veulent parler de l’arnaque du siècle, des aventures du pauvre procureur et rôle principal ou de la rédemption du personnage de Lee Ha Na ? Même si l’on sort des lieux communs des Kdramas, cette indétermination fait plus de mal que de bien à l’intrigue générale. Pour ne rien arranger le gros point faible de When Spring Comes est son acteur principal, qui manque beaucoup de…charisme. Je ne râle pas sur son physique ou je ne sais quoi mais le voir jouer me conduit à un constat sans appel : tenir la tête d’affiche d’un drama centré sur la carrière du héros, avec pas moins de deux femmes fatales à ses trousses et une bande de vilains à vaincre n’est pas donné à n’importe quel acteur même enthousiaste, en particulier quand le héros est un naïf qui va se retrouver embarqué dans une histoire d’argent abracadabrante. En fait ce rôle demande même un grand talent (cf Shin Ha Kyung dans Harvest Villa). J’étais attirée par le casting féminin (Lee Ha Na ET Park Si Yeon !) mais au final je n’arrive pas à continuer, l’ennui l’emporte.

  • Who Are You ? (2008) – ❤

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Cher Fantôme

Hilarant, tendre, émouvant. Il ne faut surtout pas se décourager devant les deux premiers épisodes un peu abrupts et la longueur de la série, et persister pour découvrir un excellent drama, adorable et très complet, qui réalise l’exploit de développer toutes les voies dans lesquelles il s’est engagé : romance, tragédie, deuil, enquête, héritage, traumatismes. Tout est abouti sans manichéisme ou matraquage idéologique, et tout fonctionne harmonieusement, ce qui est un véritable exploit. C’est sans doute l’un des plus beaux rôles du très touchant Kim Nam Gil (senior), et c’est l’occasion de découvrir le talentueux Yoon Kye Sang, absolument hilarant, investi corps et âme dans son personnage. Une comédie romantique comme vous n’en verrez pas souvent.

  • Will it Snow for Christmas ? (2010)

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Flocons de larmes

Go Soo alias Mr Perfect n’a qu’à jeter un regard humide aux caméras pour faire nos cœurs s’envoler. Sa partenaire, Han Ye Seul, gère comme elle peu son rôle mélodramatique délicat. Le scénario assez tordu s’intéresse à une violence plus psychologique que physique. Après une introduction remarquable relatant l’enfance des héros, la première partie est de qualité et se suit le cœur serré. Malheureusement la série évolue avec peine vers une dernière partie pénible où les personnages semblent souffrir pour souffrir sans aller nulle part, sans oublier les trop nombreuses ellipses qui finissent par agacer. Ce drama aurait gagné à être plus court. C’est loin d’être un classique, mais les premiers épisodes sont excellents, Jo Min Soo qui joue la mère du héros nous livre une interprétation marquante toute en subtilité et Go Soo incarne l’expression « à couper le souffle».

  • Work Later, Drink Now (2021) – ❤

Critique

Alcohol Over Flowers

Plus une “womance” qu’une romance, c’est le genre de drama qui vous fait rire aux larmes et pleurer comme une madeleine au cours du même épisode. Je ne m’engage pas dans une recommandation sans réserve à cause de l’apologie du binge drinking, à regrets.

X

Y

  • You’re Beautiful (2009)

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Success Story

Il n’est même pas indispensable de faire de la pub pour ce drama tant sa popularité est grande, et je le soupçonne d’être à l’origine de beaucoup de conversions aux Kdramas à l’échelle internationale.  Les sœurs Hong savent exactement où elles vont et la qualité du scénario, du jeu d’acteur et de la mise en scène surprend agréablement. Park Shin Hye est à croquer, Jang Geun Seok invente un rôle de bad guy sur mesure et nous fait mourir de rire, et le reste est à l’avenant. You’re Beautiful et un véritable concentré d’énergie (à se demander s’il n’a pas été fait usage de substances illicites pour faire naître certaines idées) bourré de références à la pop culture coréenne et aux clichés de la romance traditionnelle, soigneusement détournés. Le seul reproche que l’on peut formuler contre la série et qui l’empêche d’accéder à la catégorie des incontournables est le manque d’audace de sa fin, un peu mièvre et décevante en regard de la qualité et de l’originalité du reste.

  • You From Another Star (2014)

YFAS

Mon amour venu des étoiles

Très drôle, et Jeon Ji Hyun est formidable. Je n’ai jamais réussi à vraiment m’attacher à notre alien de héros, mais j’ignore si c’est le fait de l’écriture ou de l’acteur. Ce drama mérite amplement son succès, il est solidement écrit, très joliment tourné, et il trouve le moyen de nous intéresser à tous ses personnages et ses story-lines. Un peu long, par contre. L’addiction se calme une fois passés les 16 épisodes, et le scénario ne justifie pas les cinq restants qui étirent une intrigue de fond déjà bien essoufflée. Heureusement, même si Kim Soo Hyun lui-même m’a laissé froide, il faut reconnaître qu’il a beaucoup d’alchimie avec Jeon Ji Hyun et leur couple fonctionne très bien jusqu’au bout. Même si le drama peine dans sa dernière ligne droite, c’est une valeur sûre.

  • You Raise Me Up (2021)

Critique

Up and down, up up and down

Sous ses airs trompeurs de comédie romantique osée se cache un petit trésor de mélo ultra touchant sur les dégâts que peuvent faire la comparaison avec les autres et les clichés sur la réussite. Le héros joué par un Yoon Shi Yoon bouleversant ne rentre pas dans les cases en raison de son parcours et de ses goûts, et il le vit très, très mal, au point où ça a un impact sur sa santé. J’aurais aimé que l’héroïne ne soit pas la thérapeute du héros, mais sinon je n’ai pas boudé mon plaisir et avalé le drama d’une traite.

Z